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Pourquoi le sexe est bon pour la santé

C’est la Saint-Valentin ! Aujourd’hui, cuicui les petits oiseaux, petits cœurs dégueulant dégoulinant d’amour et séances sous la couette sont au programme. Ça tombe bien, le sport de chambre, c’est bon pour la santé !

Le sexe fait brûler des calories

Fini le régime Weight Watchers, place aux séances privées avec votre cher(e) et tendre ! Si les scientifiques ne s’accordent pas tous sur la quantité de calories brûlées pendant l’acte, ils sont d’accord sur un point : le sexe est bon pour se dépenser. Pour une demi-heure d’activité sous la couette, il faut compter entre 80 et 200 calories dépensées (tout dépend de votre rythme). Lire la suite Pourquoi le sexe est bon pour la santé

La peste peut-elle revenir en Europe ?

Charnier de Londres. 15/03/13
Charnier de Londres. 15/03/13

Il y a quelques semaines, lors de travaux de forage à la City, une quinzaine de squelettes ont été déterrés. Des victimes de Jack l’Eventreur ? Non, d’un autre serial killer autrement plus efficace : la peste. Des tests doivent encore être opérés, mais les archéologues en sont quasiment sûrs : il s’agit bien d’un charnier abritant des victimes de la grande peste du XIVe siècle. Pourquoi en sont ils si sûrs ? Parce que des documents datant des années 1500 suggèrent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 50000 cadavres enterrés dans cette zone de Londres!

Si aujourd’hui, la peste n’existe quasiment plus en Europe depuis trois siècles, elle tue encore plus de 600 de personnes dans le monde chaque année. Alors pourquoi une résurgence de la maladie ne se représenterait-elle pas sur le Vieux Continent ? Et quels seraient les risques compte tenu de notre résistance de plus en plus grande aux antibiotiques ?

Qui est Yersinia Pestis ?

La peste, de son petit nom Yersinia Pestis, est une bactérie qui survit dans le sang des mammifères, notamment des rats, souvent accusés de répandre la maladie. En réalité, ce sont les puces les véritables responsables puisqu’elles transmettent le bacille à l’homme après avoir sucé le sang contaminé des rongeurs.

Quant à l’origine de la contamination des rongeurs, le doute subsiste : des travaux d’expérimentation, menés dans les années 1950, ont montré une persistance de la bactérie de la peste dans le sol. Les rongeurs fouineurs seraient alors contaminés par ces sols par inhalation, mais les résultats n’ont jamais été confirmés.

Scène de la peste de 1720 à la Tourette, de Michel Serre
Scène de la peste de 1720 à la Tourette, de Michel Serre

Il existe plusieurs types de pestes : la peste noire, également appelée peste bubonique, la peste septicémique et la peste pneumonique. Je vous épargnerai le détail de chacune d’elle. Sachez tout de même que la peste pneumonique (qui touche les poumons) est la plus contagieuse car elle passe par les voies respiratoires et peut se transmettre par la toux. La bubonique, elle, (la forme la plus courante de la maladie) vous laisse à jamais d’énormes traces sur tout le corps si vous en réchappez … ce qui est rarement le cas (il colonise les organes et le sang, et provoque une septicémie fatale). Sympa hein?

Les grandes épidémies 

Les grandes épidémies de peste

Yersinia Pestis est responsable des pires épidémies de l’histoire. A côté, H1N1 peut aller se rhabiller. On peut noter la grande peste d’Athènes, en -430, ou la peste de Justinien, qui a sévi entre entre le VIe et le VIIe siècle dans tout le bassin méditerranéen.

Mais la palme revient à la pandémie de Peste Noire du milieu de 1347. Elle a littéralement décimé l’Europe : entre 30 et 50% de la population ont passé l’arme à gauche, soit 25 millions de personnes ! Il faut dire que la peste est friande des endroits insalubres, de la grande misère, et des organismes affaiblis par la famine. Ca tombe bien: en 1347, les famines se succèdent déjà depuis plusieurs années (en raison d’un refroidissement climatique peut-être dû à l’éruption d’un volcan ou la chute d’une météorite) et la guerre de 100 ans fait rage (par dessus le marché) depuis déjà 10 ans… De quoi mettre en appétit la peste noire, qui arrive à Marseille, à bord de bateaux génois en provenance de Crimée.

Jusqu’au XVIIIe siècle, des épisodes majeurs de peste se déclarent encore régulièrement en Europe : à Toulouse en 1628, à Londres en 1666 et à Marseille en 1720. Celle de Marseille fit entre 90 000 et 120 000 victimes sur une population de 400 000 habitants. Celle de Londres, elle, provoqua la mort de 75000 personnes. L’épidémie fut éradiquée avec le grand incendie de Londres qui survint la même année (1666 fut renommée année du diable par les Anglais… on comprend pourquoi).

Aujourd’hui, c’est surtout en Afrique et en Asie que la maladie frappe le plus. L’Amérique Latine est également touchée, ainsi que les Etats-Unis, qui comptent en moyenne une dizaine de victimes de la peste chaque année*. Au total, il y aurait eu 50 00 cas de peste entre 1990 et 2009, répartis dans une trentaine de pays, dans le monde. En France, les derniers cas avérés remontent à 1945, en Corse.

Bleu ciel : Cas de peste reportés, 1970–1998. Bleu foncé : Présence du pathogène chez les animaux.

 

Comment lutter contre la peste ?

  • Avant

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Il est loin le temps où les médecins s’affublaient de longues robes noires et de becs d’oiseaux remplis de plantes médicinales ! Au Moyen-Âge, totalement démunie face aux maladies graves comme la peste, la population invoque les saints pour se soigner. Par ailleurs, l’épidémie étant une punition divine, il faut donc se repentir. Comment ? En brûlant les hérétiques et les lépreux, en se flagellant, en torturant les juifs, accusés de propager la maladie… Des méthodes pas très efficaces contre la peste, vous vous en doutez.

L’autre méthode, c’est de faire des saignées : ce qui n’a pour d’autres effets que d’achever les patients. Le troisième traitement consiste en trois verbes, qui vous rappelleront un film récent : «Cito, longe fugeas, et tarde redeas», c’est-à-dire «Pars vite, longtemps, et reviens tard»… ce qui revenait à accélérer la propagation de la maladie.

  • Maintenant

Heureusement, depuis cette époque, nous avons des traitements autrement plus efficaces : la peste se soigne par les antibiotiques. Seul problème : non seulement les malades n’y ont pas toujours accès (dans les zones endémiques, il est impossible de prendre des antibiotiques en continu), mais en plus, les résistances aux médicaments sont de plus en plus importantes. Qu’adviendrait-il alors si la maladie revenait frapper nos contrées ? Si la peste était utilisée comme arme chimique ? En cas de résistance aux antibiotiques, il faudrait trouver d’autres solutions, et vite.

seringueMais pas de panique… A l’heure actuelle, le meilleur moyen pour se prémunir de la peste reste l’assainissement du milieu : l’histoire a montré qu’une population avertie, couplée à une politique sanitaire efficace, était l’idéal pour contrôler la maladie. Ce qui n’est pas toujours facile à réaliser dans les foyers actifs de la peste situés dans les pays en développement (République démocratique du Congo, Madagascar).

Aujourd’hui, les chercheurs continuent toujours de chercher un vaccin

*Ce chiffre étonnant est le résultat de l’épidémie de Hong-Kong, au début du XXe siècle, et des bateaux qui ont importé rats et puces infectés dans le port de San Francisco.

Pourquoi le hibou ne se tord pas le cou

Si vous ne le saviez pas, les (immenses) yeux des hiboux et des chouettes sont immobiles.

hibou

Contrairement aux nôtres, ils ne peuvent pas rouler dans leurs orbites. Et pour compenser ce manque de flexibilité oculaire, ils font partie de ces animaux … souples, qui peuvent tourner leur tête à 270 degrés pour voir ce qui se passe derrière eux.

Cette manoeuvre peut paraître simple (pour une pieuvre peut-être) mais elle ne l’est pas tant que ça pour un animal vertébré. Les mouvements de rotation peuvent en effet endommager les vaisseaux du cou et interrompre l’afflux de sang vers le cerveau. Chez un homme, cela peut entraîner un traumatisme de l’artère vertébrale ou de la carotide (située au niveau du cou) et se terminer en déchirure de la paroi artérielle (i.e mort rapide).

Mais le hibou lui, heureusement, est équipé pour ne pas perdre la tête (sauf Archimède mais lui c’est pour une autre raison… )

Des airbags dans le cou

Une équipe de scientifiques de Baltimore, aux Etats-Unis, s’est  intéressée à cette étonnante capacité des chouettes (oui, il y a des personnes sur Terre qui se penchent sur les conditions de rotation du cou des chouettes…) Ils ont étudié les cadavres de 14 spécimens et ont découvert plusieurs « systèmes » qui expliquent la flexibilité vertébrale de ces oiseaux.

chouette

Tout d’abord, les carotides du hibou ne sont pas situées dans le cou (comme nous) mais devant les vertèbres cervicales (donc derrière). En cas de rotation, elles ne sont donc pas comprimées ou étirées.

Par ailleurs, l’artère vertébrale (qui court le long des cervicales) est protégée par un canal osseux beaucoup plus large que le nôtre, qui est équipé (qui plus est) de petits coussins d’air protégeant le vaisseau.

Enfin, le super hibou dispose de connexions entre les carotides et l’artère vertébrale, si bien que, si l’une des artères tombe en panne (lorsqu’elle est trop comprimée lors d’une rotation par exemple), les autres prennent le relais pour approvisionner le cerveau en sang. La nature est bien faîte !

Et si cette étude vous semble inutile, détrompez vous :

– Vous aurez au moins appris que les yeux des hiboux et des chouettes ne bougent pas.

– Et vous aurez eu l’occasion de voir la plus charmante des vidéos de lolhibou du web.