Archives pour la catégorie Techno

Mais où est donc passé Nereus, le « yellow submarine » ?

J’aurais bien commencé par « Y a-t-il un pilote dans le sous-marin? » mais le fait est que non, c’est un robot donc pas de pilote. Quoi qu’il en soit, le robot Nereus (joli p’tit nom hein!) a beau être ultra-perfectionné et hors de prix (8 millions de dollars… une bagatelle), il s’est fait la malle et semble s’être même désintégré dans les profondeurs insondables de l’océan Pacifique. Mais que s’est-il donc passé ? Lire la suite Mais où est donc passé Nereus, le « yellow submarine » ?

Peut-on vraiment détecter le mensonge ?

Un beau matin, alors que je surfais paisiblement sur internet, je me suis retrouvée sur un de ces sites prodiguant d’utiles conseils pour réussir un entretien d’embauche. Au milieu des « soyez toujours positifs » et des « illustrez vos affirmations par des chiffres » (blablabla), j’arrive à l’éternel : « Ne mentez jamais, vous seriez rapidement démasqué ! ».

Alors effectivement, si je commence à parler de mon prix Nobel de la paix, il y a fort à parier que mon interlocuteur sera sceptique. Mais comment diable peut-il savoir que mon expérience en usine de conditionnement des bananes fut horrible alors même que je la décris comme une expérience profondément enrichissante ? (N’oubliez pas, soyez toujours positifs)

D’où ma question : existe-t-il une méthode infaillible pour détecter le mensonge ?

Grande fan de séries américaines, j’ai déjà vu des épisodes de Lie to Me où le héros est un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge. Un mot me fait tiquer : « scientifique ». Si c’est scientifique, il y a des règles logiques et bien établies. Donc, avec un peu d’entraînement, je devrais moi aussi pouvoir le faire… ou pas.

Lire la suite Peut-on vraiment détecter le mensonge ?

Barrière de corail, Klingon et Easter eggs… les pitreries de Google

C’est un fait : chez Google, on rigole. Les geekos de la boîte ont le mérite d’avoir beaucoup d’imagination et nous offrent régulièrement de bonnes occasions de nous divertir (et de perdre beauuuuuucoup de temps).

En voici quelques unes, qui, sans aucun doute, vous feront perdre en productivité …

Découvrir les plus beaux spots du monde (via Google Maps)

Everest, Grand Canyon, Tour Eiffel, Grande Barrière de corail… Si vous êtes en manque de voyages, c’est le moment où jamais de rendre visite aux galeries de Google Maps. En quelques clics, accédez aux plus beaux paysages du monde sans bouger de votre ordinateur. Et un petit conseil, mettez tout cela en plein écran : c’est une merveille !

Pour la peine, je vous ai fait une petite sélection des plans les plus chouettes de la Grande Barrière de Corail !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dans la rubrique Google Street View Ocean, Google est devenu le partenaire des scientifiques. Car les images prises lors de sorties sous-marines, à l’aide d’un scooter submersible équipé de multiples caméras, ne sont pas seulement destinées aux internautes. Les scientifiques analysent les clichés pour surveiller la santé des récifs de coraux et suivre leur déclin. Pour l’instant, seule la Grande barrière de corail est visible sur Google Street View Ocean, mais le projet doit s’étendre à d’autres parties du monde, notamment les Caraïbes.

Se promener sur une île abandonnée (via Google Street View)

Vous rêviez de partir à la découverte de l’île abandonnée d’Inception et de Skyfall ? Pas besoin de prendre l’avion direction le Japon. D’ailleurs, l’île, considérée comme dangereuse, est interdite au public. Pour en faire le tour, rendez vous donc sur Google Street View. Un Google Treeker s’est rendu sur l’île Hashima (c’est son nom), chapeauté de son casque aux 14 caméras. Résultat, on peut faire le tour de l’île en quelques clics et partir à la découverte de la ville fantôme qui abritait jadis plusieurs centaines de milliers d’habitants (dans les années 1970, on y trouvait même la plus forte densité de population au monde : 139 100 hab/km2 !)

Découvrir un vaisseau spatial dans une cabine londonienne (via Google Street View)

C’est ce qu’on appelle un « easter eggs », un oeuf de Pâques… ou tout simplement un petit cadeau caché dans les méandres du net, résultat de codes compliqués élaborés en haut lieu par des développeurs philanthropes. Et justement, ils ont créé un passage secret dans Google Street View. Au détour d’une cabine téléphonique à Londres, vous tombez dans le vaisseau du Docteur Who !

Capture d’écran 2013-08-26 à 17.51.36

Se retrouver la tête en bas après une simple recherche (via Google)

Summum des plaisanteries Googlesques : les recherches qui démontent votre écran. Avez vous déjà essayé de taper « tilt » ou « do a barrel roll » ou « Zerg rush » ? Sans doute pas (ce sont pas des recherches courantes, il faut l’admettre)… Eh bien, faites le ! Non seulement c’est divertissant, mais en plus, vous rendrez hommage à ces programmateurs facétieux qui ont mis des jours à coder ces « easter eggs » !

Capture d’écran 2013-08-26 à 17.28.25

Dans la rubrique Geek… (via Google)

Sachez également qu’en tapant « Google Klingon » dans la barre de recherche, puis « j’ai de la chance », vous tomberez sur la page d’accueil en Klingon de Google… Pour info, le Klingon est une langue parlée dans la série Star Trek. Et certains geeks la pratiquent couramment (The Big Bang Theory en est un bon exemple !)

D’autre part, si vous vous demandez quelle est la réponse à la vie, l’univers et tout le reste (Cf Le Guide du Voyageur Galactique de Douglas Adams, sommet du roman de science fiction absurde), tapez « answer to life the universe and everything » et Google vous donnera LA réponse.

Sur ce, j’espère ne pas avoir trop perturbé votre rythme de travail cet après-midi !

Cambodge, Mexique : deux cités perdues retrouvées

A 15 jours d’intervalle, deux cités antiques perdues, l’une au Mexique, l’une au Cambodge, ont été retrouvées. Indiana Jones n’aurait pas fait mieux ! Âgées d’environ 1200 ans, elles ont été mises à jour grâce à deux procédés techniques différents : le radar laser et la stéréoscopie.

Cambodge, un laser pour une cité mythique

Il y a très longtemps, dans un pays lointain, la cité de Mahendraparvata était la capitale de l’empire Khmer. Au milieu de la ville trônaient d’immenses temples de pierre au formes ovales et aux sculptures somptueuses. Sur les kilomètres alentours vivaient de nombreux habitants dont les maisons étaient faites de bois. La cité très étendue bénéficiait d’un gigantesque réseau hydraulique pour ravitailler en eau les populations…

Derrière cette belle histoire se cache un fait historique : la cité perdue de Mahendraparvata est bien réelle. Evoquée dans les textes anciens de la civilisation Khmer, la ville, plus vieille encore que sa voisine Angkor, aurait été la première capitale de l’empire, il y a 1200 ans.

Capture d’écran 2013-07-10 à 15.03.26

Enfouie au plus profond de la jungle cambodgienne, elle a été découverte grâce à une technologie récente : le LiDAR. Ce radar laser, qui donne une vision très précise de la topographie d’une zone, a été fixé à un hélicoptère. Celui-ci a, en avril 2012, survolé une bande de terre dans les montagnes de Phnom Kulen, non loin d’Angkor. Trois millions de points topographiques ont pu être enregistrés et plusieurs milliers de clichés aériens ont été pris. Ce qui a permis aux archéologues de découvrir d’un coup cette ville entière!

Avec une précision à 20 cm près, les relevés topographiques ont en effet révélé les traces de l’ancienne ville, avec ses larges avenues , ses bassin et canaux d’irrigation. Sans ce système, il aurait été impossible de distinguer quoi que ce soit, tant la jungle est épaisse, même vue du ciel. Selon Damian Evans, directeur du centre de recherches archéologiques de l’université de Sydney au Cambodge, il aurait fallu plus de 10 ans de travail pour obtenir toutes les données fournies (en 2 jours!) par le radar laser.

Angkor Vat
Angkor Vat

Reste maintenant aux archéologues d’explorer le terrain et de mettre à jour les ruines encore enfouies sous terre, d’interpréter les découvertes, de trouver des indices qui pourraient expliquer le déclin de la civilisation khmer d’Angkor (déforestation ? environnement ?). Et bien sûr, de trouver des fonds pour approfondir les recherches et réutiliser le LiDAR sur une zone plus vaste… Autant dire qu’il y a du boulot!

Mexique, une stéréoscopie pour une ville Maya inconnue

Au Mexique, il pourrait s’agir de l’un des plus grands sites de la civilisation Maya. Elle aussi est cachée au coeur de la forêt tropicale. Située dans l’est du pays, cette cité de 22 hectares dort paisiblement au milieu de la végétation depuis plus de 1000 ans.

Capture d’écran 2013-07-10 à 14.59.04

Baptisée Chactun, « pierre rouge », les ruines ont été découvertes grâce à la technique de la stéréoscopie: elle permet de donner une perception de reliefs à partir d’images planes. Sur la base de clichés aériens, les vestiges d’une ville sont apparus alors que jusqu’à présent, cette zone constituait un blanc total sur la carte archéologique de la civilisation Maya. Cette découverte vient s’ajouter à quelques 80 sites de la civilisation Maya déjà détectés par le projet de reconnaissance archéologique du sud-est du Mexique, lancé en 1996.

chactun

Une expédition s’est donc rendue sur place pour découvrir approfondir les recherches. Là-bas, les archéologues ont mis à jour de nombreuses constructions pyramidales, la plus haute atteignant près de 23 mètres de hauteur, ainsi qu’un douzaine de monuments sculptés portant des inscriptions Maya. Ils y ont également trouvé des places, des zones résidentielles, des stèles et autels avec des restes de stuc et décors peints… Bref, les restes d’une ville entière autrefois riche et puissante.

Preuves qu’il reste encore des cités perdues à découvrir. Qui sait ? L’El Dorado n’est peut-être plus très loin…