Archives du mot-clé cancer

L’actu de la semaine (18 mars 2014)

Cette semaine, l’actu est pleine de choses bizarres et incroyables : découvertes d’une étoile géante et de l’écho du Big Bang, Mercure se ratatine et des océans se cachent dans le centre de la Terre, Alzheimer se détecte par prise de sang et le cancer fait rage depuis plus de 5000 ans.

Espace.

Big Bang. C’est une découverte incroyable, attendue depuis longtemps par les astronomes et physiciens du monde entier : l’écho du Big Bang a été détecté pour la première fois. Il s’agit plus précisément des ondes gravitationnelles primordiales, émises dans la prime enfance de l’Univers, à 10-38 secondes après le Big Bang. Cette découverte confirme à la fois la relativité générale d’Einstein et l’inflation de l’Univers. Du très très lourd. Lire la suite L’actu de la semaine (18 mars 2014)

L’actu de la semaine (10 février 2014)

Cette semaine, que de choses excitantes dans l’actu scientifique ! Un homme bionique, un jeu vidéo pour lutter contre le cancer, une énigme médicale résolue par Dr House, une très vieille étoile, beaucoup de découvertes archéologiques révolutionnaires et une sangsue qui résiste à l’épreuve de l’azote liquide. Lire la suite L’actu de la semaine (10 février 2014)

L’actu de la semaine (18 octobre 2013)

Cette semaine, l’actu regorge de questions existentielles : y a-t-il des pluies de diamants sur Saturne ? Va-t-on tous mourir de chaud après 2047 ? Peut-on se droguer avec des oreos ? Le plastique peut-il être remplacé par des champignons ? Et la meilleure de toutes : la souris peut-elle mourir d’avoir trop copulé?

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Sauvons les diables de Tasmanie

Vous l’ignorez sans doute mais le diable de Tasmanie, cet animal que nous connaissons tous sous les traits de Taz,  personnage de dessin animé bavant et remuant, est en voie de disparition. En cause ? Un cancer de la face (contagieux) qui a décimé leur population à plus de 90% en 15 ans. Aujourd’hui, il reste à peine quelques dizaines de milliers de spécimens. Heureusement, des scientifiques australiens sont sur la bonne voie pour créer un vaccin qui permettrait d’empêcher la propagation de la maladie.

Un cancer très contagieux

La Tasmanie est un pays qui vraiment n’a pas de chance avec ses animaux. Le Tigre de Tasmanie a été déclaré, il y a quelques jours à peine, totalement disparu. Nada plus rien. Et le diable (de Tasmanie également) suit le même chemin. Depuis plus de quinze ans, cette animal subit les ravages du cancer de la face : un diable infecté ne survit qu’entre trois et six mois lorsqu’il est contaminé. Progressivement, le cancer se développe au niveau de la gueule et les excroissances l’empêchent alors de se nourrir ou de se défendre. Elles finissent par étouffer l’animal (je vous épargne les photos, si vous en voulez il suffit de chercher sur Google, mais cela fait vraiment peur…)

Malheureusement, les diables ont tendance à tout le temps se chipoter : et vas-y que je te donne un coup de dent par ci- un coup de dent par là… Et c’est comme cela que cette maladie, transmise d’animal à animal lorsqu’ils se mordent, parvient à s’implanter dans leur corps et à progresser aussi vite.

Une réserve pour sauver les diables

La Tasmanie est le seul endroit au monde où vit ce marsupial, autrefois très répandu dans toute l’Australie. Depuis que les chercheurs ont découvert que l’espèce était en danger, les autorités ont soigneusement sélectionné une quinzaine d’animaux sains, qu’ils ont transférés dans une réserve naturelle au large de la côte est de la Tasmanie. Sur l’île Maria, ils seront en totale liberté. L’objectif ? Reproduire assez d’animaux en bonne santé pour sauver l’espèce, en vue de futures réintroductions … Mais avec le risque que cette nouvelle colonie soit contaminée à son tour.

Diable de Tasmanie
Diable de Tasmanie

Le vaccin de la dernière chance

Si la vaccin voit le jour, cela pourrait radicalement changer les choses. En effet, les chercheurs qui travaillent sur le vaccin ont découvert qu’un marqueur clé, normalement présent à la surface des cellules des mammifères et qui déclenche l’immunité, était absent des cellules du diables.

En d’autres termes, sans ce marqueur (qu’on appelle molécules CMH), les cellules malades ne sont pas perçues comme « malades » par le système immunitaire du marsupial. Et elles ont donc tout le loisir de continuer à proliférer.

Mais le code génétique de ces marqueurs reste présent dans les cellules cancéreuses (présent mais non actif) : il reste donc aux chercheurs la difficile tache de réactiver ce marqueurs.

« En introduisant une protéine qui provoque une réponse immunitaire, les cellules de la maladie cancéreuse peuvent être forcées à développer les molécules CMH », a déclaré un des chercheurs de l’étude, publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences et menée en collaboration entre les universités de Tasmanie, Sydney, Cambridge et du sud du Danemark.

Grâce à cette méthode, les cellules malades seraient alors repérées et neutralisées par le système immunitaire de l’animal. Cela pourrait permettre d’éradiquer, après 15 ans de ravages, ce cancer si meurtrier pour l’espèce.

Pourtant prudence, les chercheurs ne sont encore qu’au stade de l’expérimentation. Et il reste encore du chemin à parcourir avant de pouvoir lancer un campagne générale de vaccination auprès des diables…

diable 2

L’actu de la semaine (1er mars 2013)

Cette semaine, dans l’actualité nous trouvons de la télépathie entre rats, une mission vers Mars, un micro-continent planqué et des foetus déjà intelligents… mais pas de dauphins, désolée.

Espace.

Mission to Mars. Commençons par le dingo Dennis Tito qui recrute des volontaires pour partir en goguette sur Mars. Le multimillionnaire américain fut le premier touriste de l’espace. Il souhaite désormais organiser une expédition vers Mars (pas avant 2018 tout de même) et recherche donc un couple qui serait prêt à faire le voyage vers la planète rouge et faire coucou à Curiosity. De préférence un vieux couple (qui n’est plus en âge de procréer) et qui s’entend bien : le voyage dure plus de 500 jours (soit plus d’un an) donc mieux vaut prendre ses précautions.

– Enfer. Nous en parlions la semaine dernière : les internautes ont été mis à contribution pour déterminer le nom des satellites de Pluton. C’est chose faîte : Pluton est ainsi fier de vous présenter Cerbère et Vulcain, 30 km de diamètre et plusieurs millions de tonnes, les deux petits derniers de la tribu. Et si vous souhaitez savoir pourquoi avoir choisi ces noms si délicieux – Cerbère (chien à trois têtes, gardien de la porte des enfers) et Vulcain (dieu des volcans) – c’est l’occasion de lire l’article du Globserver « Donnez un nom aux lunes de Pluton » !

espaceEt la lumière fut. La nature a horreur du vide. La preuve, c’est que le vide intersidéral (injustement nommé vide) est justement rempli de particules et d‘anti-particules. Ce bouillon de culture de matière et d’anti-matière s’annule d’où l’impression de vide… La physique quantique parle ainsi « d‘énergie du vide » : l’infinité de particules invisibles présentes ont une durée de vie très courte mais elles sont bien là. D’ailleurs, un physicien français, pour le prouver, souhaite faire « bouillir du vide » pour recréer un genre de Big Bang. Amen.

Planète.

Atlantide. La Terre compte un continent de plus. Ou plutôt un micro-continent préhistorique, découvert sous l’île Maurice et la Réunion et dont les fragments s’étendent sur une vaste zone de l’océan Indien, jusqu’aux Seychelles. Baptisé Mauritia, il s’est détaché il y a 60 millions d’années de l’actuelle Madagascar et a été recouvert depuis lors par d’énormes quantités de lave. On comprend maintenant pourquoi l’archipel des Seychelles est posé sur un socle de roches continentales (une anomalie géologique au beau milieu de l’océan Indien qui a donné du fil à retordre aux scientifiques)…. En revanche, désolée mais pour l’Atlantide, c’est râpé : il y a 60 millions d’années, nous n’existions qu’à l’état de rats ou de dinosaures en décomposition.

mauritia

– Rat-télépathes. Voilà une expérience qui pourrait être un peu gore si elle n’était pas si incroyable. Deux rats séparés par un continent mais reliés directement par des électrodes implantées dans leur cerveau ont pu communiquer et collaborer pour accomplir une tâche simple. A l’aide de ce seul lien électronique, le premier rat (au Brésil), a envoyé des signaux cérébraux pour guider son congénère (aux Etats-Unis), afin d’actionner un petit levier. Si  on prend un peu de recul, cela signifie que les scientifiques ont tout bonnement réussi à créer un super cerveau : il serait donc possible en théorie d’associer plusieurs cerveaux d’animaux pour créer un ordinateur « biologique » d’un nouveau genre.

Baleines. Malgré les interdictions de chasse à la baleine dans le sanctuaire de l’océan austral, les japonais, sous couvert de mission scientifique, continuent le massacre. Forcément, ça ne plaît pas à l’ONG Sea Shepherd (on les comprend), et ça fait du grabuge. Un accrochage impressionnant a eu lieu il y a quelques jours entre l’organisation de défense de l’environnement et les pêcheurs nippons. A lire et à voir dans le Globserver.

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Catastrophe. Aux Etats-Unis, le site nucléaire de Hanford fuit et tout le monde s’en tamponne le coquillard.  Situé dans l’état de Washington, c’est l’un des sites nucléaires les plus anciens des Etats-Unis. La centrale a été fermée en 1987 mais depuis elle sert d’entrepôt : deux tiers des déchets nucléaires du pays atterrissent là. Six réservoirs souterrains contenant des matières hautement radioactives font actuellement l’objet de fuites et la centrale se situe juste à côté du fleuve Colombia… Vraiment étonnant que personne n’en parle…

Fukushima. On reste dans le nucléaire avec les conséquences de Fukushima. Deux ans après, des morceaux de digues, ports et bateaux arrachés au Japon lors du tsunami sont retrouvés sur les côtes américaines. Les déchets ont traversé le Pacifique, servant de radeau à des espèces japonaises de coquillages, algues, crabes, mollusques et autres bestioles marines. Sauf que voilà, en arrivant outre-Pacifique, ces petites bébêtes créent des dégâts. C’est ce que les scientifiques appellent « dispersion biologique par radeau ». 

J’en profite également pour vous informer que l’Organisation mondiale de la santé a calculé les risques de tumeurs et de leucémies pour les populations qui vivaient autour de la centrale japonaise. Et la conclusion, c’est qu’il y a un risque de hausse des cancers. Sans blague. 70%  de cancers de la thyroïde supplémentaires chez les filles, 56% chez les garçons…

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Hommes.

Dodo. Le sommeil est essentiel. La preuve c’est que dormir moins de 6h par nuit perturbe les gènes responsables de la défense immunitaire. Conséquences : l’augmentation des risques de maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité, stress et dépression. Les gens qui dorment moins de 5h par nuit ont 15% de risques en plus de développer ces pathologies. Une conclusion : tous au lit !

Chromosomes. Les chercheurs ont découvert l’existence d’anomalies génétiques communes à plusieurs maladies mentales. Ils ont ainsi étudié le patrimoine génétique de plus de 30 000 patients atteints de troubles autistiques, de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), de troubles bipolaires, de dépression majeures et de schizophrénie. Ces troubles avaient en commun des défauts sur les chromosomes 2 et 10 ainsi que sur deux gènes participant à la régulation du calcium dans les cellules du cerveau.

bébé

Bébé. Encore dans le ventre de leur maman, les foetus disposent, dès l’âge de 6 mois, des régions cérébrales spécialisées dédiées au langage. Ainsi, trois mois avant de sortir à l’air libre, ils sont déjà capables de distinguer les voix et de différencier les syllabes. La parole serait donc innée ?

L’actu de la semaine (11 janvier 2013)

La grosse info de la semaine, c’est bien entendu l’épidémie de gastro (on passera sur les détails) qui a atteint son pic avec 300 personnes touchées sur 100 000 habitants. Nous avons également dans nos bagages : des exoplanètes, un génie, des bébés (humains et requins), un astéroïde farceur, bref. De quoi s’amuser.

Dans l’Espace

– La bonne nouvelle de la semaine, c’est qu’il y aurait au moins 17 milliards de planètes de la taille de la Terre dans la Voie Lactée. Et si toutes ne sont pas forcément habitables, elles auront peut-être des lunes qui, elles, réunissent des éléments propices à la vie. C’est en tout cas le cas d’une géante gazeuse découverte dans la zone d’habitabilité de son étoile.

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La « fleur » de Mars

– Toutes ces planètes, c’est plutôt cool car on pourrait en avoir besoin plus vite que prévu… Apophis est passé par ici et il repassera par là. Les risques de collision avec la Terre lors de son prochain passage en 2029 sont faibles, mais on ne sait jamais.

– On reste dans l’espace avec les découvertes de notre ami, le robot Curiosity, qui aurait fait un peu de ménage sur Mars et aurait trouvé quelque chose ressemblant à une fleur (ou pas) …

– Et pour le plaisir des yeux, la photo de la plus grande galaxie à spirale jamais découverte.

Retour sur Terre.

Plus de la moitié de la nourriture mondiale serait gaspillée. Constat accablant d’un rapport qui devrait nous faire réfléchir sur nos habitudes alimentaires.

– Un petit génie français de 15 ans co-signe une étude publiée dans la prestigieuse revue Nature.

– Dans la rubrique WTF, sachez que si on a les doigts fripés dans l’eau, c’est pour mieux attraper les objets.

– Et dans la rubrique WTF énergétique, Christophe de Margerie, le PDG de Total, indique que « le changement climatique, c’est sérieux »… Sans blague.

– A signaler : un super dossier en mode webdocu sur l’énergie nucléaire. Très instructif.

– Selon le New York Times, au Japon, la décontamination dans la région de Fukushima est bâclée.

– Côté bébé, on apprend que l’apprentissage du langage commence in utero.

Au fond de l’eau. 

– Et chez les animaux c’est pareil : les bébés requins par exemple détectent la présence de leurs prédateurs avant leur naissance.

– Insolite. Un collyre pour les yeux vieux de 2000 ans a été découvert dans une épave.

Le premier calmar géant filmé à 900 mètres de profondeur.

– Et pour finir, rien à voir mais vous serez ravi de l’apprendre, lire un blog provoque le cancer … Sur ce, bon weekend !