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Yellowstone : à quand l’éruption du supervolcan ?

Si certains d’entre vous ont raté cette information ces dernières semaines, voilà qui va vous rassurer : de fortes secousses ont été ressenties dans le parc naturel de Yellowstone, aux Etats-Unis. Et si vous ne le saviez pas, Yellowstone n’est pas seulement un parc naturel mais un supervolcan, qui, s’il était amené à se réveiller, provoquerait un sacré merdier  presque la fin du monde.

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Les coulées de lave bleue du volcan Kawah Ijen

Typical blue flames of sulfuric gaz Kawah IjenLe Kawah Ijen est comme qui dirait un endroit sympathique. Volcan explosif situé sur l’île de Java, en Indonésie, son cratère abrite le lac le plus acide du monde : 0,2 de pH… autant dire de l’acide pur. Autour de cet endroit peu recommandé pour la baignade, se trouvent de nombreuses fumerolles (appelées solfatare) qui rejettent de grosses quantités de soufre.
Chose étrange, le soufre, lorsqu’il brûle, produit une intense couleur bleue-violette. Ainsi lorsque la lave du volcan atteint ces mines de soufre, les gaz sulfuriques s’enflamment produisant des torchères bleu électrique pouvant atteindre cinq mètres de hauteur.

De nuit, le phénomène est surréaliste : on a l’impression qu’une vague de lave bleue phosphorescente descend les versants de la montagne.

Un photographe aventurier Olivier Grunewald, et un vulcanologue qui n’a pas froid aux yeux, Régis Etienne (président de la Société de volcanologie de Genève), sont partie à l’assaut de ce volcan exceptionnel, bravant son environnement ultra-toxique afin de filmer ses coulées incandescentes.

À l’occasion de la réalisation du documentaire Kawah Ijen, le mystère des flammes bleues, ils ont découvert que des mineurs viennent récolter de nuit, au péril de leur vie, des morceaux de soufre : ce qu’ils appellent « le sang coagulé du volcan », vendu 680 roupies le kilo (soit à peine 4 cts d’euros).

L’actu de la semaine (17 janvier 2014)

Cette semaine, le Globserver vous concocte une actu de la semaine un peu plus longue que d’habitude pour se faire pardonner de ses absences répétées des derniers mois. Au programme : sexe, alcool et mémoire, supervolcans, poissons mutants, glaces parfum sang, expéditions sous la banquise, robots-méduses et baleines siamoises. Lire la suite L’actu de la semaine (17 janvier 2014)

L’actu de la semaine (16 décembre 2013)

Chers lecteurs, je ne vous avais pas oublié ! Le Globserver est de retour après un mois d’absence avec une actu de la semaine riche en images ! Au menu : des clichés de Mars et de l’univers comme on les aime, un pôle nord hexagonal, une vidéo timelapse de la Terre, et aussi de l’eau, de l’alcool, un record de froid, beaucoup de pollution et quelques tremblements de terre. Bref. Beaucoup d’action !

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1883. Le volcan Krakatoa explose et fait 36.000 victimes

26 août 1883. Cela fait déjà quelques mois que le volcan Krakatoa, situé en Indonésie, entre les îles de Java et Sumatra, s’est réveillé. Les explosions se succèdent. L’activité du volcan croît, décroît, reprend. Début août, les émissions de cendres sont déjà tellement épaisses qu’il fait nuit noire sur des centaines de kilomètres autour du volcan. Pourtant, les bateaux continuent de passer à proximité, et les villages situés sur les îles alentours eux, ne se vident pas pour autant de leurs habitants. Mais le 26 août, le Krakatoa ne fait pas dans la finesse : l’apocalypse commence en début d’après-midi.

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Une explosion entendue à 4500 km à la ronde

Vers 13h, une première énorme explosion secoue le volcan. Elle est entendue jusqu’à 50 km à la ronde. Une heure plus tard, une nuage noir d’une hauteur estimée à 27 km sort des entrailles du Krakatoa. Pierres ponces et cendres se répandent partout et la visibilité est réduite à néant sur plus d’une centaine de kilomètres autour du volcan. Jusqu’au lendemain matin, les secousses vont aller grandissantes.

Les bateaux qui voguent à proximité se perdent, englués dans « une pluie aveuglante de pierres et de sable, une obscurité profonde entrecoupée d’éclairs continuels et de grondements incessants » (Livre de bord du capitaine Charles Ball). A terre, d’immenses vagues détruisent les maisons côtières. Et ce n’est que le début.

Evolution de l’île du Krakatoa

Quelques heures plus tard, le « bouquet final » se déclenche. L’explosion la plus violente retentit, lorsqu’une partie de l’île, d’une superficie de 28 km2 s’effondre dans le cratère. Le bruit qui s’en dégage est ahurissant de violence. Il est d’ailleurs considéré comme le plus fort jamais entendu par l’homme : à 160 km de distance, il est encore de 180 décibels. Pour comparaison,  180 dB, c’est le bruit produit au décollage d’une fusée Ariane. Alors imaginez l’intensité du son sur le lieu même de l’explosion…

Plus incroyable encore, la détonation est entendue à Alice Springs, dans le centre de l’Australie, et à l’île Rodriguez, dans le sud-ouest de l’océan Indien, situées respectivement à 3 500 et à 4 800 kilomètres du Krakatoa. Comme si une explosion à Bagdad était entendue à Paris !

A l’explosion dantesque succède le tsunami

A Jakarta, les murs tremblent. Au sud de Sumatra, les victimes se comptent par centaines : ensevelies sous les chutes de pierres ponces, brûlées par les cendres incandescentes, assoiffées par l’absence d’eau potable… L’Apocalypse dans toute sa splendeur.

Pour en rajouter une couche, un tsunami, occasionné par les multiples séismes et explosions, ravage tout sur son passage. Le raz-de-marée est d’ailleurs responsable de la majorité des 36 000 morts enregistrés. Dans l’obscurité provoquée par le nuage de cendres, impossible de voir le mur d’eau qui arrive. La ville de Merak, située à seulement quelques dizaines de kilomètres du volcan, est entièrement rasée par une vague de 46 mètres de haut (l’équivalent d’un immeuble de 13 étages).

A Sumatra, dans le port de Teluk Betung, le navire hollandais Berouw fut soulevée par une vague de 22 mètres et projeté à 2 km à l’intérieur des terres. Il s’y trouve d’ailleurs encore aujourd’hui, en souvenir de l’éruption du Krakatoa.

Navire hollandais Berouw
Navire hollandais Berouw

Au total, près de 300 villes et villages furent détruits. Et les seuls survivants sont ceux qui par hasard ont eu la chance d’être projetés dans les arbres…

L’équivalent de 13 000 Bombes A

En deux jours, l’éruption du Krakatoa a libéré une énergie équivalente à 13 000 bombes atomiques. Plus de 10 km3 de matière ont été éjectées dans l’atmosphère, ce qui a contribué à faire baisser la température mondiale de 0,25°C, perturbant le climat pendant une dizaine d’années.

Mais comment expliquer une telle violence ? Tout simplement parce que l’éruption du Krakatoa fait partie de la catégorie des éruptions pliniennes (qui tire son nom du philosophe romain Pline le Jeune).

Dans ce type d’éruption, la lave est extrêmement visqueuse : ainsi, non seulement les coulées de lave sont impossibles, mais la roche en fusion est tellement dense qu’elle a du mal à sortir de la cheminée volcanique. Conséquence : elle s’agglutine, provoque l’augmentation de la pression interne dans le volcan, ce qui aboutit à de gigantesques explosions. Dans certains cas (comme le Krakatoa ou Santorin), le volcan lui-même est complétement détruit, laissant place à une vaste caldeira.

Krakatoa aujourd'hui
Krakatoa aujourd’hui

Sur l’échelle d’explositivité volcanique, le Krakatoa se place donc en bonne position avec un 6 pointé. Evidemment, on trouve toujours pire ailleurs puisque l’échelle va jusqu’à 8 : à ce niveau, on parle de « supervolcan ultra-plinien » avec « éruption apocalyptique ». Tout un programme. De mémoire d’homme, on n’a jamais vécu ça, et avec de tels qualificatifs, on espère ne jamais avoir à le vivre !

L’actu de la semaine (20 août 2013)

L’actu de la semaine est forte en révélations ! Au programme : une nouvelle espèce animale découverte, un homme de 123 ans vivant au fond des Andes, de faux ovnis dans la zone 51 et le mystère des « Near Death Experience » résolu ! Le tout soupoudré de séismes, de mutations génétiques et de réchauffement climatique…

Et en bonus, on vous explique comment se transformer en fossile… Une expérience sympa pour vos vieux jours ! Lire la suite L’actu de la semaine (20 août 2013)

Pluie de feu sur le Soleil

Pluie coronale
Pluie coronale

«Il pleut il pleut bergère… rôtit tes blancs moutons». C’est typiquement le genre de chansons qu’on pourrait fredonner sur le soleil. Car oui, phénomène rare et d’une grande beauté : il pleut sur le soleil. Cependant, quand je dis « il pleut », n’imaginez pas des trombes d’eau à la mode bretonne. Il s’agit de pluie coronale ou pluie de plasma.

Le soleil, ce grand hyperactif

Ca bouge tout le temps à sa surface. Les éruptions n’arrêtent jamais. Comme une grande fête que personne ne souhaite quitter. Ce éruptions projettent d’énormes quantités de plasma (soupe de gaz, ions et électrons) dans l’espace. Cela ne manque pas de provoquer quelques petites perturbations magnétiques sur Terre, qui déplaisent souvent à nos satellites et moyens de communication.

Et la colère du Soleil peut être vraiment très très très impressionnante… En témoigne cette photo de l’éruption du 31 décembre 2012 comparée avec la Terre : notre petit bout de rocher bleu de 12 756 km de diamètre ne fait définitivement pas le poids à côté de cette vague de feu de plus de  250 000 km de large.

Eruption solaire du 31 décembre 2012. Crédit NASA / SDO.
Eruption solaire du 31 décembre 2012. Crédit NASA / SDO.

Souvent, les grosses éruptions sont préfigurées par l’apparition de tâches sombres sur le soleil (non visibles à l’oeil nu bien sûr, ni pensez pas, vous seriez aveugle en moins de 2). Le Soleil, tel un adolescent boutonneux, possède en effet des sortes de spots, beaucoup moins lumineux que le reste de l’astre : il s’agit de zones plus froides (4 000° degrés tout de même). Et plus il en a, plus il est actif.

Le programme SDO

Solar Dynamics Observatory est un programme de la NASA lancé il y a trois ans. Son objectif ? Comprendre les changements du champ magnétique solaire de façon à protéger nos satellites des colères de l’astre. Pour ce faire, la sonde SDO photographie l’étoile sous toutes les coutures. Ce qui nous permet aujourd’hui, de nous en mettre plein les yeux.

Cette vidéo, filmée dans le domaine ultraviolet, montre la formation de la boucle coronale et la pluie de plasma qui en résulte. Ces boucles, phénomènes étonnants découverts pour la première fois en 1946, apparaissent lorsque des lignes de champ magnétique forment des sortes de tubes de plasma. Et ça donne une jolie pluie coronale ! Pour info, le son de la vidéo n’est bien évidemment pas réel : dans l’espace, il n’y pas d’air donc pas de son !

Last but not least, ne manquez pas une petite compilation des images prises par la sonde SDO réalisées par la NASA. Enjoy !