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L’actu de la semaine (16 décembre 2013)

Chers lecteurs, je ne vous avais pas oublié ! Le Globserver est de retour après un mois d’absence avec une actu de la semaine riche en images ! Au menu : des clichés de Mars et de l’univers comme on les aime, un pôle nord hexagonal, une vidéo timelapse de la Terre, et aussi de l’eau, de l’alcool, un record de froid, beaucoup de pollution et quelques tremblements de terre. Bref. Beaucoup d’action !

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L’actu de la semaine (12 novembre 2013)

Après quelques semaines d’absence, Le Globserver est de retour ! Et cette semaine dans l’actu, il y a de quoi nous en mettre plein la vue : un astéroïde à 6 queues, un super-typhon, une éclipse de saturne, un satellite désintégré, beaucoup de pollution et une immense plateforme océanique.

Espace.

astéroideAstéroïde bizarre. D’habitude ils ressemblent à un point lumineux dans l’immensité de l’espace. Celui-là, possède 6 queues de poussière rayonnant autour de lui, le faisant ressembler à une comète qui ne sait plus où donner de la tête… Détecté par Hubble au niveau de la ceinture d’astéroïde située entre Mars et Jupiter, l’objet découvert est unique en son genre. De son petit nom P/2013 P5, il stupéfait les astronomes, incapables d’expliquer pourquoi un astéroïde se mettrait à tournoyer et éjecter de la poussière dans tous les sens…

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L’actu de la semaine (1er mars 2013)

Cette semaine, dans l’actualité nous trouvons de la télépathie entre rats, une mission vers Mars, un micro-continent planqué et des foetus déjà intelligents… mais pas de dauphins, désolée.

Espace.

Mission to Mars. Commençons par le dingo Dennis Tito qui recrute des volontaires pour partir en goguette sur Mars. Le multimillionnaire américain fut le premier touriste de l’espace. Il souhaite désormais organiser une expédition vers Mars (pas avant 2018 tout de même) et recherche donc un couple qui serait prêt à faire le voyage vers la planète rouge et faire coucou à Curiosity. De préférence un vieux couple (qui n’est plus en âge de procréer) et qui s’entend bien : le voyage dure plus de 500 jours (soit plus d’un an) donc mieux vaut prendre ses précautions.

– Enfer. Nous en parlions la semaine dernière : les internautes ont été mis à contribution pour déterminer le nom des satellites de Pluton. C’est chose faîte : Pluton est ainsi fier de vous présenter Cerbère et Vulcain, 30 km de diamètre et plusieurs millions de tonnes, les deux petits derniers de la tribu. Et si vous souhaitez savoir pourquoi avoir choisi ces noms si délicieux – Cerbère (chien à trois têtes, gardien de la porte des enfers) et Vulcain (dieu des volcans) – c’est l’occasion de lire l’article du Globserver « Donnez un nom aux lunes de Pluton » !

espaceEt la lumière fut. La nature a horreur du vide. La preuve, c’est que le vide intersidéral (injustement nommé vide) est justement rempli de particules et d‘anti-particules. Ce bouillon de culture de matière et d’anti-matière s’annule d’où l’impression de vide… La physique quantique parle ainsi « d‘énergie du vide » : l’infinité de particules invisibles présentes ont une durée de vie très courte mais elles sont bien là. D’ailleurs, un physicien français, pour le prouver, souhaite faire « bouillir du vide » pour recréer un genre de Big Bang. Amen.

Planète.

Atlantide. La Terre compte un continent de plus. Ou plutôt un micro-continent préhistorique, découvert sous l’île Maurice et la Réunion et dont les fragments s’étendent sur une vaste zone de l’océan Indien, jusqu’aux Seychelles. Baptisé Mauritia, il s’est détaché il y a 60 millions d’années de l’actuelle Madagascar et a été recouvert depuis lors par d’énormes quantités de lave. On comprend maintenant pourquoi l’archipel des Seychelles est posé sur un socle de roches continentales (une anomalie géologique au beau milieu de l’océan Indien qui a donné du fil à retordre aux scientifiques)…. En revanche, désolée mais pour l’Atlantide, c’est râpé : il y a 60 millions d’années, nous n’existions qu’à l’état de rats ou de dinosaures en décomposition.

mauritia

– Rat-télépathes. Voilà une expérience qui pourrait être un peu gore si elle n’était pas si incroyable. Deux rats séparés par un continent mais reliés directement par des électrodes implantées dans leur cerveau ont pu communiquer et collaborer pour accomplir une tâche simple. A l’aide de ce seul lien électronique, le premier rat (au Brésil), a envoyé des signaux cérébraux pour guider son congénère (aux Etats-Unis), afin d’actionner un petit levier. Si  on prend un peu de recul, cela signifie que les scientifiques ont tout bonnement réussi à créer un super cerveau : il serait donc possible en théorie d’associer plusieurs cerveaux d’animaux pour créer un ordinateur « biologique » d’un nouveau genre.

Baleines. Malgré les interdictions de chasse à la baleine dans le sanctuaire de l’océan austral, les japonais, sous couvert de mission scientifique, continuent le massacre. Forcément, ça ne plaît pas à l’ONG Sea Shepherd (on les comprend), et ça fait du grabuge. Un accrochage impressionnant a eu lieu il y a quelques jours entre l’organisation de défense de l’environnement et les pêcheurs nippons. A lire et à voir dans le Globserver.

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Catastrophe. Aux Etats-Unis, le site nucléaire de Hanford fuit et tout le monde s’en tamponne le coquillard.  Situé dans l’état de Washington, c’est l’un des sites nucléaires les plus anciens des Etats-Unis. La centrale a été fermée en 1987 mais depuis elle sert d’entrepôt : deux tiers des déchets nucléaires du pays atterrissent là. Six réservoirs souterrains contenant des matières hautement radioactives font actuellement l’objet de fuites et la centrale se situe juste à côté du fleuve Colombia… Vraiment étonnant que personne n’en parle…

Fukushima. On reste dans le nucléaire avec les conséquences de Fukushima. Deux ans après, des morceaux de digues, ports et bateaux arrachés au Japon lors du tsunami sont retrouvés sur les côtes américaines. Les déchets ont traversé le Pacifique, servant de radeau à des espèces japonaises de coquillages, algues, crabes, mollusques et autres bestioles marines. Sauf que voilà, en arrivant outre-Pacifique, ces petites bébêtes créent des dégâts. C’est ce que les scientifiques appellent « dispersion biologique par radeau ». 

J’en profite également pour vous informer que l’Organisation mondiale de la santé a calculé les risques de tumeurs et de leucémies pour les populations qui vivaient autour de la centrale japonaise. Et la conclusion, c’est qu’il y a un risque de hausse des cancers. Sans blague. 70%  de cancers de la thyroïde supplémentaires chez les filles, 56% chez les garçons…

fukushima

Hommes.

Dodo. Le sommeil est essentiel. La preuve c’est que dormir moins de 6h par nuit perturbe les gènes responsables de la défense immunitaire. Conséquences : l’augmentation des risques de maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité, stress et dépression. Les gens qui dorment moins de 5h par nuit ont 15% de risques en plus de développer ces pathologies. Une conclusion : tous au lit !

Chromosomes. Les chercheurs ont découvert l’existence d’anomalies génétiques communes à plusieurs maladies mentales. Ils ont ainsi étudié le patrimoine génétique de plus de 30 000 patients atteints de troubles autistiques, de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), de troubles bipolaires, de dépression majeures et de schizophrénie. Ces troubles avaient en commun des défauts sur les chromosomes 2 et 10 ainsi que sur deux gènes participant à la régulation du calcium dans les cellules du cerveau.

bébé

Bébé. Encore dans le ventre de leur maman, les foetus disposent, dès l’âge de 6 mois, des régions cérébrales spécialisées dédiées au langage. Ainsi, trois mois avant de sortir à l’air libre, ils sont déjà capables de distinguer les voix et de différencier les syllabes. La parole serait donc innée ?

Accrochage entre Sea Shepherd et un baleinier japonais

Certains les disent extrémistes, d’autres utopistes… Dans tous les cas, les bergers de l’ONG Sea Shepherd sont déterminés. Pour empêcher un cargo japonais de mener sa chasse à la baleine, ils n’ont pas hésité à s’interposer plusieurs fois lors du ravitaillement du baleinier…

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Le navire de Sea Shepherd pris entre un navire japonais et son ravitailleur. Capture vidéo Sea Shepherd.

Chasse, chasse, chassera… 

La scène a eu lieu hier, 25 février 2013, dans le Sanctuaire baleinier antarctique. Cette zone protégée, grande de 50 millions de km2, est le garde-manger de 80% des grandes baleines de la planète. La pêche y est évidemment interdite, comme c’est le cas (presque) partout depuis le moratoire de 1986, établi par la commission baleinière internationale, qui interdit l’exploitation commerciale des baleines (sauf au large des côtes islandaises et norvégiennes).

Evidemment, les Japonais, qui ne manquent jamais une occasion de démonter toute initiative visant à protéger les baleines, ont trouvé la parade. Sous couvert de « licence de chasse scientifique » (il faudra qu’on m’explique ce qu’est une chasse scientifique), délivrée par l’agence japonaise des pêcheries, les baleiniers nippons s’en donnent à coeur joie pour massacrer chaque année, dans une zone protégée, une centaine de cétacés qui finissent – je vous le donne en mille – sur les étals des poissonniers.

C’en était trop pour Sea Shepherd, cette organisation de protection de la nature souvent dénoncée pour ces méthode hardcore et dont le fondateur, l’éco-activiste le plus connu de la planète et des océans, j’ai nommé le capitaine Paul Watson, est recherché activement par Interpol

La lutte finale 

Chaque année, il y a du grabuge entre les baleiniers japonais et les marins de Sea Shepherd. Mais cette fois-ci on peut dire que l’ONG a mis les bouchées double pour empêcher les pêcheurs d’accomplir leurs basses besognes. Pour sa 9e expédition sur site, Sea Shepherd a déployé quatre navires, un hélicoptère, trois drones et une centaine de militants. Rien que ça ! Autant dire que tout cela ne plaît pas trop au bateau usine Nisshin Maruni aux trois autres baleiniers nippons plus petits qui sont également du voyage.

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Le navire de Sea Shepherd pris entre un navire japonais et son ravitailleur. Capture vidéo Sea Shepherd.

Cela fait déjà quelques semaines que la bataille s’intensifie dans l’océan Austral. Selon l’ONG, tout a commencé lorsque le bateau de ravitaillement, le Sun Laurel, rempli à ras bord de fioul lourd à destination du baleinier japonais, s’est aventuré dans la zone du Traité de l’Antarctique (zone protégée où il est illégal de se promener avec ce type de cargaison).

Si l’on en croit les vidéos postées par Sea Sherpherd, l’ONG aurait ainsi décidé à de multiples reprises d’empêcher le ravitaillement du cargo japonais. Et à force de se faire « titiller », les japonais ont fini par s’échauffer. D’où un carambolage entre le navire nippon et le Bob Barker, fleuron de la flotte Sea Shepherd.

Le navire de Sea Shepherd s’intercale entre un baleinier et son ravitailleur – Vidéo Dailymotion.

Sur le site de l’ONG, Paul Watson raconte sa version des faits.

« C’est aussi la première fois que nous nous sommes fait éperonner par le Nisshin Maru, et, pour couronner le tout, que le navire-usine japonais a éperonné à quatre reprises son propre bateau ravitailleur, le Sun Laurel, et qu’il l’a endommagé. Je suis sûr que les Japonais vont justifier l’éperonnage de quatre bateaux en haute mer en disant que c’était un accident. Après tout, il semble que rien de ce qui arrive dans le Sanctuaire baleinier ne soit jamais leur faute…

Le Nisshin Maru a forcé le passage dans  l’espace laissé entre le Sun Laurel et le Bob Barker, et a éperonné le flanc tribord du bateau de Sea Shepherd, tout en continuant à érafler le flanc bâbord du Sun Laurel. Le Nisshin Maru est passé sur le Bob Barker comme un tank écrasant une voiture après avoir éperonné son propre ravitailleur. C’est la conduite la plus irresponsable que j’ai jamais vu en mer. « 

Vue d’hélicoptère du navire de Sea Shepherd, pris entre un baleinier et son ravitailleur – Vidéo Dailymotion.

De leur côté, les Japonais affirment que c’est le bateau de Sea Shepherd qui les a délibérément heurtés.

« This time, SS (Sea Shepherd) is sabotaging refuelling operation, which is essential for the safe navigation of ships, and the sabotage is not only malicious but inconceivably obstructive actions » a déclaré l’institut de recherche japonais sur les cétacés.

Pas la der des der 

Evidemment, chacun a son grain de sel à défendre donc difficile de dire pour l’instant ce qu’il s’est vraiment passé… Malgré tout, c’est bien le Bob Barker de Sea Shepherd qui s’est retrouvé avec tous ses mâts et son radar détruits, plusieurs voies d’eau et une coupure d’électricité, sans parler de la plateforme hélico H.S…

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit entre baleiniers japonais et membres de Sea Shepherd. En 2010, le baleinier Shonan Maru N°2 avait délibérément éperonné le trimaran néo-zélandais Ady Gil, qui a fini par sombrer quelques heures plus tard. A cette époque, là encore, les autorités japonaises de recherche scientifique et les activistes de  Sea Shepherd se rejettent alors mutuellement la responsabilité de la collision.

Actuellement, un navire militaire japonais a été envoyé pour porter main forte à leur baleinier, qui lui, a provisoirement interrompu la chasse. Autant dire que l’affaire est loin d’être terminée.

100 000 dauphins à San Diego [Vidéo]

Les amateurs de dauphins feraient bien de déménager illico presto du côté de San Diego, aux Etats-Unis. Là-bas, ce n’est pas un, ni dix, ni même 100 dauphins que des touristes ont pu admirer depuis leur goguette en bateau, mais un banc impressionnant de près de 100 000 spécimens !

D’habitude, les dauphins voyagent par groupe de 10 ou 100 maximum, mais là… « Ils arrivaient de toutes les directions, a déclaré le capitaine du bateau à NBC News. On pouvait les voir d’aussi loin que l’oeil peut voir. » Selon lui, le banc s’étendait sur 12 km de long. « Le plus grand banc de dauphins que j’ai jamais vu » a ajouté le capitaine.

Si les spécialistes ne s’expliquent pas encore de tels rassemblements de masse, le même phénomène a déjà été observé l’an passé, toujours au large des côtes de San Diego. Un pèlerinage récurrent pour les dauphins, sans doute pour venir surfer sur quelques vagues

L’actu de la semaine (15 février 2013)

Cette semaine, et tout particulièrement au lendemain de la Saint-Valentin, l’actualité est très hot… Au programme, des lunes, du feu, un trou et un pénis jetable. Qui a dit que la science ne donnait pas envie ?

– L’info du jour, c’est bien sûr la pluie de météorites qui s’est abattue en Russie. Dans l’Oural, une météorite d’une dizaine de tonnes s’est désintégrée avec pertes et fracas : le choc a cassé les fenêtres et les murs de centaines de bâtiments, la traînée de feu et de fumée s’est étalée sur des kilomètres dans le ciel. Les derniers rapports font état d’au moins 1000 blessés autour de la ville de Tcheliabinsk. Et de mémoire d’homme, c’est bien la première fois que la chute d’une météorite sur Terre fait autant de victimes ! Les images qui circulent sur le net sont étonnantes.

– Rien à voir (ou presque) mais l‘astéroïde 2012 DA14 passe justement à proximité de la Terre la nuit prochaine. Beaucoup sont inquiets, même si la NASA assure qu’il n’y a aucun risque de se faire percuter. Mais si c’était quand même le cas ? Science et Avenir se penche sur la question et fournit même un simulateur pour voir les dégâts que ça pourrait causer en fonction du lieu de l’impact.

– En attendant, les lunes de Pluton attendent un nom et c’est aux internautes de leur donner ! Faîtes votre choix parmi la liste établie par Seti et apprenez pourquoi on n’y trouve que des noms issus de la mythologie.

curiosity
Trou réalisé sur Mars par Curiosity

– Notre ami Curiosity a creusé son premier trou sur Mars ! Le petit est équipé d’une foreuse pour prélever des échantillons dans le sol. Voilà. Autrement rien de neuf de ce côté là.

On sait enfin d’où viennent les rayons cosmiques, ces particules à haute énergie qui bombardent la Terre en permanence. Ils viennent de l’explosion des supernovas. Les chercheurs hésitaient avec les trous noirs mais leurs résultats aboutissent bien aux géantes rouges. Voilà donc un grand mystère de la physique enfin résolu. Pfiouuu !

– Retour sur Terre avec l’info de la semaine que vous attendiez tous : les limaces de mer ont une vie sexuelle trépidante ! Ces curieux animaux ont en effet un pénis jetable (c’était pas une blague), dont ils se débarassent après chaque copulation. Mais pas d’inquiétude, ça repousse comme ça indéfiniment. Nous voilà rassurés.

limace de mer– Les membres de tortue eux en revanche ne repoussent pas. C’est pourquoi des Japonais se sont mobilisés pour créer des prothèses de nageoires à une pauvre tortue qui n’avait que des moignons (le reste ayant été bouffé par un requin).

– Toujours dans l’océan, une guerre qui fait des milliards de morts chaque seconde… celle qui oppose bactéries et virus. Ces bactéries, appelées SAR11, sont essentielles car elles recyclent le carbone et la matière organique.  Heureusement, malgré des attaques répétées de virus, elles continuent à se multiplier et ce, grâce à de formidables capacités d’adaptation génétique.

– La bonne nouvelle de la journée c’est que l’ONU va enfin s’occuper de la protection de la haute mer, où les ressources sont pillées dans la joie et la bonne humeur sans qu’aucun droit ne limite la pêche. Aujourd’hui, il faut savoir que les trois-quarts des stocks mondiaux de poissons sont surexploités, c’est-à-dire pêchés au-delà de leur capacité de reproduction.

Photo AFP
Photo AFP

– Moins bonne nouvelle : la palme de la rubrique WTF revient à la Commission européenne. Alors même que l’affaire de la viande de cheval retrouvée dans des lasagnes remet en question l’origine notre nourriture et les conséquences sanitaires qui en résultent, ces d*bil*s de la Commission n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’autoriser à nouveau l’emploi de farines animales pour nourrir les poissons d’élevage. Celles là même qui avaient été interdites suite à la crise  de la vache folle. Je ne prends jamais parti mais là franchement il y a des limites.

– Du coup pour la peine, je vous mets cet extrait du film Samsara, qui fait froid dans le dos et qui sort au cinéma le 27 mars.

– Et pour continuer dans la rubrique des choses pas franchement plus réjouissantes : le sarcophage de Tchernobyl s’est effondré et personne ne semble s’en préoccuper, le nombre de cas d’Alzeihmer devrait tripler d’ici 40 ans et ça aussi tout le monde s’en fout, les parents de Toutankhamon étaient cousins et pas frères et soeurs (ça pour le coup on s’en fout un peu), et Venise est sous l’eau !

– Mais heureusement, on a réussi à recréer en 3D le visage d’Henri IV, alors forcément, on se sent mieux.

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La folie des profondeurs de James Cameron

J’avais besoin d’un prétexte pour parler de la fosse des Mariannes, James Cameron me l’a trouvé. Toujours serviable ce James.

James Cameron, le pro du profond, la star des mystères prépare sa rentrée sur la scène cinématographique. Après son blockbuster Avatar, sorti en 2009, le réalisateur reprend du poil de la bête et se lance dans un nouveau projet. Il quitte l’espace intersidéral de Pandora pour revenir sur notre bonne vieille terre. Ou plutôt cette bonne vieille mer… Pour l’épisode II d’Avatar justement ! Adepte de la vidéo sous-marine, il avait ébloui les salles obscures en 1989 avec le puissant Abyss, une rencontre du troisième type à 3000 mètres de profondeur. En 1998, il remet ça avec Titanic. Et le voilà de retour dans les plaines abyssales, pour filmer le cœur de l’océan. L’objectif, se rendre dans la fosse sous-marine la plus profonde du monde, la fosse des Mariannes (11°21′N 142°12′E / 11.35, 142.2), située dans l’océan Pacifique. Avec ses 11 034 mètres de profondeur (voire plus à certains endroits mais les appareils ne sont pas toujours très fiables avec de telles distances) et ses 2 500 km de longueur, ce colosse de la nature reste l’un des territoires les plus mystérieux sur Terre… pour la simple et bonne raison que personne n’y a jamais mis les pieds – ou tout du moins son sous-marin.

Vraie science et folle imagination

Comment un tel trou peut-il se trouver au fond de l’océan ? Pour ceux dont les cours de géologie sont loin, on va faire simple. Les plaques tectoniques se déplacent au fond de l’océan. A cet endroit, la plaque Pacifique passe sous la plaque des Philippines : le phénomène de subduction. Là où la croute terrestre tombe et coulisse, entrainée par son propre poids, une fosse sous-marine se creuse. A ce point de non-retour au fond de l’océan, la pression est de 1086 bars, mille fois plus élevée qu’à la surface – l’équivalent d’une tonne par cm². La lumière complètement absente. La température glacée. Autant dire qu’il n’y fait pas bon vivre. Et pourtant.

Là où tout n’est que calme, obscurité et mystères, l’absence d’une quelconque visite humaine dans ces lieux de désolation laisse une grande part à l’imagination. Bêtes monstrueuses, calmars géants et autres vers de mer gargantuesques se bousculent dans les esprits. Et nous ne sommes pas loin de la réalité. Des poissons sans yeux, des coquillages géants… Les sources d’eau chaude et l’échappement de certains gaz comme le méthane et le souffre servent de coupe-faim à la plupart des espèces bizarres qui se trouvent là. Remplaçant l’oxygène, la lumière et la photosynthèse comme fondements de la vie, l’écosystème des plaines abyssales constitue une source unique de compréhension des origines de la vie – à cette époque lointaine où, comme dans les abysses, les conditions de (sur)vie étaient loin d’être idéales.

Descente aux enfers glaciale

C’est dans ce submersible que Piccard et Walsh ont visité la Fosse des Mariannes en 1960. Ils auront mis presque cinq heures pour descendre à plus de 10 000 mètres de profondeur.

Revenons à nos moutons. Qu’est ce que James Cameron vient exactement faire dans cette histoire de fosse inconnue au bataillon, où personne ne se presse d’aller. Eh bien commençons par cela. En 1951, alors que la guerre de Corée bat son plein et qu’Edith Piaf remplit les salles, le vaisseau de la Royal Navy Challenger II étudie pour la première la fosse des Mariannes, initialement découverte en 1875. Par échosondage, le navire enregistre une profondeur de 10 900 m. La seule et unique expédition « sur place », c’est-à-dire au fond de la fosse, n’aura lieu que neuf ans plus tard. A bord d’un bathyscaphe, hyper high-tech pour l’époque, deux fous se lancent dans l’aventure. Un suisse, Jacques Piccard, et un américain de la Navy, Don Walsh, mettront presque cinq heures pour descendre à la profondeur vertigineuse de 11 000 m (chiffre indiqué par leurs instruments de bord). Depuis, rien. Néant complet quand aux escapades abyssales de nos amis les scientifiques.

Et c’est là que James Cameron arrive. Celui qui a filmé le naufrage du Titanic a réuni une équipe d’ingénieurs et de scientifiques qui ont pour mission de construire un submersible capable de résister aux profondeurs abyssales. Pour descendre au fond de l’océan, mieux vaut éviter les coquilles de noix. Walsh et Piccard avait eu la chance de ressortir indemne de leur périple, malgré quelques petites (grosses ?) frayeurs dues aux bruits de craquement du bathyscaphe. Des vitres en plexiglas de 30 cm d’épaisseur, des tôles d’acier hyper résistantes, si la structure ne tient pas, « c’est sayonara en deux millièmes de secondes » (Titanic quote). Pour donner un ordre d’idée, à 11 000 mètres de profondeur, la pression sur le submersible est de 200 000 tonnes. Autant dire que Cameron a la pression (à tous les sens du terme).

Mais quelle idée d’aller dans cette zone abyssale et même au-delà, dans ce que les scientifiques appellent la zone hadale (du nom d’Hadès, dieu des enfers… tout un programme) ? On se souvient des grands aliens bleus de la planète Pandora. On en déduit que pour Avatar II : le retour, Cameron compte explorer les profondeurs sous-marines terriennes pour les transformer en fosse abyssale pandorienne. Au vu des espèces inconnues qui y habitent et dont on ne sait rien, il est probable que les spectateurs croient à des effets spéciaux, types bestioles de Star Wars. La faune étrange des fonds océaniques est pourtant bien réelle. De quoi fournir un grand spectacle cinématographique et une opportunité exceptionnelle pour les scientifiques de poursuivre leur découverte de la planète Terre.

Pour en savoir plus : http://www.guardian.co.uk/environment/2011/jan/18/james-cameron-dives-deep-avatar