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Comment se forment les planètes ?

Quand mon petit cousin Paul (6 ans et pas toutes ses dents) a posé la question « Comment se forment les planètes? », ma première réaction a été : « Mon dieu ! Les enfants posent encore des questions intelligentes ! » Ouf. Me voilà rassurée.

Je vais donc tenter d’y répondre simplement.

Qu’est ce qu’une planète ?

photo(1)Commençons déjà par le commencement : qu’est ce qu’une planète ? Une planète est un objet dans l’espace, qui tourne autour d’une étoile et a la forme d’une très grande boule. Sur sa trajectoire, la planète est seule : il n’y a pas d’autres corps célestes avec lesquelles elles pourraient entrer en collision. D’autre part, pour être qualifié de planète, il faut que l’objet soit d’une taille suffisante : par exemple, Pluton, autrefois qualifié de planète, a été relégué au rang de planète naine.

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L’actu de la semaine (1er mars 2013)

Cette semaine, dans l’actualité nous trouvons de la télépathie entre rats, une mission vers Mars, un micro-continent planqué et des foetus déjà intelligents… mais pas de dauphins, désolée.

Espace.

Mission to Mars. Commençons par le dingo Dennis Tito qui recrute des volontaires pour partir en goguette sur Mars. Le multimillionnaire américain fut le premier touriste de l’espace. Il souhaite désormais organiser une expédition vers Mars (pas avant 2018 tout de même) et recherche donc un couple qui serait prêt à faire le voyage vers la planète rouge et faire coucou à Curiosity. De préférence un vieux couple (qui n’est plus en âge de procréer) et qui s’entend bien : le voyage dure plus de 500 jours (soit plus d’un an) donc mieux vaut prendre ses précautions.

– Enfer. Nous en parlions la semaine dernière : les internautes ont été mis à contribution pour déterminer le nom des satellites de Pluton. C’est chose faîte : Pluton est ainsi fier de vous présenter Cerbère et Vulcain, 30 km de diamètre et plusieurs millions de tonnes, les deux petits derniers de la tribu. Et si vous souhaitez savoir pourquoi avoir choisi ces noms si délicieux – Cerbère (chien à trois têtes, gardien de la porte des enfers) et Vulcain (dieu des volcans) – c’est l’occasion de lire l’article du Globserver « Donnez un nom aux lunes de Pluton » !

espaceEt la lumière fut. La nature a horreur du vide. La preuve, c’est que le vide intersidéral (injustement nommé vide) est justement rempli de particules et d‘anti-particules. Ce bouillon de culture de matière et d’anti-matière s’annule d’où l’impression de vide… La physique quantique parle ainsi « d‘énergie du vide » : l’infinité de particules invisibles présentes ont une durée de vie très courte mais elles sont bien là. D’ailleurs, un physicien français, pour le prouver, souhaite faire « bouillir du vide » pour recréer un genre de Big Bang. Amen.

Planète.

Atlantide. La Terre compte un continent de plus. Ou plutôt un micro-continent préhistorique, découvert sous l’île Maurice et la Réunion et dont les fragments s’étendent sur une vaste zone de l’océan Indien, jusqu’aux Seychelles. Baptisé Mauritia, il s’est détaché il y a 60 millions d’années de l’actuelle Madagascar et a été recouvert depuis lors par d’énormes quantités de lave. On comprend maintenant pourquoi l’archipel des Seychelles est posé sur un socle de roches continentales (une anomalie géologique au beau milieu de l’océan Indien qui a donné du fil à retordre aux scientifiques)…. En revanche, désolée mais pour l’Atlantide, c’est râpé : il y a 60 millions d’années, nous n’existions qu’à l’état de rats ou de dinosaures en décomposition.

mauritia

– Rat-télépathes. Voilà une expérience qui pourrait être un peu gore si elle n’était pas si incroyable. Deux rats séparés par un continent mais reliés directement par des électrodes implantées dans leur cerveau ont pu communiquer et collaborer pour accomplir une tâche simple. A l’aide de ce seul lien électronique, le premier rat (au Brésil), a envoyé des signaux cérébraux pour guider son congénère (aux Etats-Unis), afin d’actionner un petit levier. Si  on prend un peu de recul, cela signifie que les scientifiques ont tout bonnement réussi à créer un super cerveau : il serait donc possible en théorie d’associer plusieurs cerveaux d’animaux pour créer un ordinateur « biologique » d’un nouveau genre.

Baleines. Malgré les interdictions de chasse à la baleine dans le sanctuaire de l’océan austral, les japonais, sous couvert de mission scientifique, continuent le massacre. Forcément, ça ne plaît pas à l’ONG Sea Shepherd (on les comprend), et ça fait du grabuge. Un accrochage impressionnant a eu lieu il y a quelques jours entre l’organisation de défense de l’environnement et les pêcheurs nippons. A lire et à voir dans le Globserver.

Capture d’écran 2013-02-26 à 14.26.33

Catastrophe. Aux Etats-Unis, le site nucléaire de Hanford fuit et tout le monde s’en tamponne le coquillard.  Situé dans l’état de Washington, c’est l’un des sites nucléaires les plus anciens des Etats-Unis. La centrale a été fermée en 1987 mais depuis elle sert d’entrepôt : deux tiers des déchets nucléaires du pays atterrissent là. Six réservoirs souterrains contenant des matières hautement radioactives font actuellement l’objet de fuites et la centrale se situe juste à côté du fleuve Colombia… Vraiment étonnant que personne n’en parle…

Fukushima. On reste dans le nucléaire avec les conséquences de Fukushima. Deux ans après, des morceaux de digues, ports et bateaux arrachés au Japon lors du tsunami sont retrouvés sur les côtes américaines. Les déchets ont traversé le Pacifique, servant de radeau à des espèces japonaises de coquillages, algues, crabes, mollusques et autres bestioles marines. Sauf que voilà, en arrivant outre-Pacifique, ces petites bébêtes créent des dégâts. C’est ce que les scientifiques appellent « dispersion biologique par radeau ». 

J’en profite également pour vous informer que l’Organisation mondiale de la santé a calculé les risques de tumeurs et de leucémies pour les populations qui vivaient autour de la centrale japonaise. Et la conclusion, c’est qu’il y a un risque de hausse des cancers. Sans blague. 70%  de cancers de la thyroïde supplémentaires chez les filles, 56% chez les garçons…

fukushima

Hommes.

Dodo. Le sommeil est essentiel. La preuve c’est que dormir moins de 6h par nuit perturbe les gènes responsables de la défense immunitaire. Conséquences : l’augmentation des risques de maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité, stress et dépression. Les gens qui dorment moins de 5h par nuit ont 15% de risques en plus de développer ces pathologies. Une conclusion : tous au lit !

Chromosomes. Les chercheurs ont découvert l’existence d’anomalies génétiques communes à plusieurs maladies mentales. Ils ont ainsi étudié le patrimoine génétique de plus de 30 000 patients atteints de troubles autistiques, de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), de troubles bipolaires, de dépression majeures et de schizophrénie. Ces troubles avaient en commun des défauts sur les chromosomes 2 et 10 ainsi que sur deux gènes participant à la régulation du calcium dans les cellules du cerveau.

bébé

Bébé. Encore dans le ventre de leur maman, les foetus disposent, dès l’âge de 6 mois, des régions cérébrales spécialisées dédiées au langage. Ainsi, trois mois avant de sortir à l’air libre, ils sont déjà capables de distinguer les voix et de différencier les syllabes. La parole serait donc innée ?

L’actu de la semaine (15 février 2013)

Cette semaine, et tout particulièrement au lendemain de la Saint-Valentin, l’actualité est très hot… Au programme, des lunes, du feu, un trou et un pénis jetable. Qui a dit que la science ne donnait pas envie ?

– L’info du jour, c’est bien sûr la pluie de météorites qui s’est abattue en Russie. Dans l’Oural, une météorite d’une dizaine de tonnes s’est désintégrée avec pertes et fracas : le choc a cassé les fenêtres et les murs de centaines de bâtiments, la traînée de feu et de fumée s’est étalée sur des kilomètres dans le ciel. Les derniers rapports font état d’au moins 1000 blessés autour de la ville de Tcheliabinsk. Et de mémoire d’homme, c’est bien la première fois que la chute d’une météorite sur Terre fait autant de victimes ! Les images qui circulent sur le net sont étonnantes.

– Rien à voir (ou presque) mais l‘astéroïde 2012 DA14 passe justement à proximité de la Terre la nuit prochaine. Beaucoup sont inquiets, même si la NASA assure qu’il n’y a aucun risque de se faire percuter. Mais si c’était quand même le cas ? Science et Avenir se penche sur la question et fournit même un simulateur pour voir les dégâts que ça pourrait causer en fonction du lieu de l’impact.

– En attendant, les lunes de Pluton attendent un nom et c’est aux internautes de leur donner ! Faîtes votre choix parmi la liste établie par Seti et apprenez pourquoi on n’y trouve que des noms issus de la mythologie.

curiosity
Trou réalisé sur Mars par Curiosity

– Notre ami Curiosity a creusé son premier trou sur Mars ! Le petit est équipé d’une foreuse pour prélever des échantillons dans le sol. Voilà. Autrement rien de neuf de ce côté là.

On sait enfin d’où viennent les rayons cosmiques, ces particules à haute énergie qui bombardent la Terre en permanence. Ils viennent de l’explosion des supernovas. Les chercheurs hésitaient avec les trous noirs mais leurs résultats aboutissent bien aux géantes rouges. Voilà donc un grand mystère de la physique enfin résolu. Pfiouuu !

– Retour sur Terre avec l’info de la semaine que vous attendiez tous : les limaces de mer ont une vie sexuelle trépidante ! Ces curieux animaux ont en effet un pénis jetable (c’était pas une blague), dont ils se débarassent après chaque copulation. Mais pas d’inquiétude, ça repousse comme ça indéfiniment. Nous voilà rassurés.

limace de mer– Les membres de tortue eux en revanche ne repoussent pas. C’est pourquoi des Japonais se sont mobilisés pour créer des prothèses de nageoires à une pauvre tortue qui n’avait que des moignons (le reste ayant été bouffé par un requin).

– Toujours dans l’océan, une guerre qui fait des milliards de morts chaque seconde… celle qui oppose bactéries et virus. Ces bactéries, appelées SAR11, sont essentielles car elles recyclent le carbone et la matière organique.  Heureusement, malgré des attaques répétées de virus, elles continuent à se multiplier et ce, grâce à de formidables capacités d’adaptation génétique.

– La bonne nouvelle de la journée c’est que l’ONU va enfin s’occuper de la protection de la haute mer, où les ressources sont pillées dans la joie et la bonne humeur sans qu’aucun droit ne limite la pêche. Aujourd’hui, il faut savoir que les trois-quarts des stocks mondiaux de poissons sont surexploités, c’est-à-dire pêchés au-delà de leur capacité de reproduction.

Photo AFP
Photo AFP

– Moins bonne nouvelle : la palme de la rubrique WTF revient à la Commission européenne. Alors même que l’affaire de la viande de cheval retrouvée dans des lasagnes remet en question l’origine notre nourriture et les conséquences sanitaires qui en résultent, ces d*bil*s de la Commission n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’autoriser à nouveau l’emploi de farines animales pour nourrir les poissons d’élevage. Celles là même qui avaient été interdites suite à la crise  de la vache folle. Je ne prends jamais parti mais là franchement il y a des limites.

– Du coup pour la peine, je vous mets cet extrait du film Samsara, qui fait froid dans le dos et qui sort au cinéma le 27 mars.

– Et pour continuer dans la rubrique des choses pas franchement plus réjouissantes : le sarcophage de Tchernobyl s’est effondré et personne ne semble s’en préoccuper, le nombre de cas d’Alzeihmer devrait tripler d’ici 40 ans et ça aussi tout le monde s’en fout, les parents de Toutankhamon étaient cousins et pas frères et soeurs (ça pour le coup on s’en fout un peu), et Venise est sous l’eau !

– Mais heureusement, on a réussi à recréer en 3D le visage d’Henri IV, alors forcément, on se sent mieux.

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Donnez un nom aux lunes de Pluton !

Que diriez-vous si on vous offrait la possibilité de donner un nom à un astre ? Depuis quelques jours, cette tâche n’est plus réservée qu’aux astronomes ! L‘institut Seti propose en effet de confier aux internautes la (difficile) mission de nommer deux satellites de Pluton. Attention, c’est une occasion qui ne se présentera sans doute pas une deuxième fois…

Les petits P4 et P5 sont attendus par leurs parents

lunes de pluton

P4 et P5, c’est ainsi qu’ils se nomment. Ils mesurent entre 25 et 35 km de diamètre et tournent autour de Pluton, la plus lointaine « planète » du système solaire. Découverts en 2011 et 2012, ces gros cailloux adopteront d’ici peu les dénominations attribuées par les internautes. Au choix, une quinzaine de noms issus de la mythologie des enfers (et vous allez découvrir pourquoi) : Orphée, Eurydice, Cerbère... A vous de choisir parmi la liste disponible sur le site Pluto Rocks. Et vous n’avez que jusqu’au 25 février pour y participer.

Pourquoi des prénoms mythologiques ?

Cette habitude ne date pas d’hier. Nos ancêtres les romains (et les grecs aussi), en levant les yeux au ciel, ont voulu rendre hommage à leurs dieux. Ils ont donc leurs nom  à ces astres brillants qu’ils pouvaient admirer depuis la Terre. On trouve ainsi :

Mercure, en référence au dieu messager de Jupiter, ainsi nommée à cause de sa rapidité de déplacement (elle met à peine 88 jours pour faire le tour du soleil).

Venus, la déesse de la beauté, car on estimait qu’elle était la plus belle planète du système solaire.

Mars, en référence au dieu de la guerre, à cause de sa couleur rouge.

Jupiter, le dieu des dieux, parce que c’est la plus grosse planète du système solaire

Saturne, le papa de Jupiter, parce qu’elle arrive juste derrière Jupiter dans l’ordre des planètes…

Systeme_solaire
Le système solaire

Les autres planètes ont été découvertes bien après, grâce aux instruments d’optiques. Uranus apparait ainsi en 1781 dans le télescope de William Herschel, astronome germano-britannique, qui souhaite lui donner comme premier nom … Herschel (bonjour l’ego), puis Georges (en hommage à son bien-aimé roi Georges III). Afin de perpétuer la lignée initiée par les romains, les scientifiques se mettent d’accord pour continuer à nommer les planètes du nom des dieux romains. La planète Herschel devient donc Uranus, du nom du père de Saturne.

Neptune_Full
Neptune

En 1846, l’histoire se répète avec la découverte de Neptune par l’astronome normand Urbain Le Verrier. Celui-ci n’est pas vraiment d’accord pour laisser passer son heure de gloire (et il avait raison, qui le connaît aujourd’hui?). Dans un premier temps il refuse donc de donner un nom mythologique à sa planète et essaye de la faire nommer (sans succès) « Le Verrier ». Un scientifique anglais propose, lui, le nom d’Océan (fils d’Uranus). Finalement, résigné, Le Verrier opte pour Neptune. Proposition adoptée par l’ensemble de la communauté internationale et qui colle à merveille à cette nouvelle planète d’une jolie couleur bleue.

La planète détermine le nom de ses lunes

L’habitude de nommer les astres avec des noms issus de la mythologie a continué avec les satellites de chacune des planètes. Mais les astronomes ont bien fait les choses en choisissant des personnages liées à chaque planète. Par exemple, les lunes de Neptune ont toutes un lien avec la mer : Triton, Néréïde, Naiäde, Thalassa, Despina, Galatée, Larissa et Protée.

Idem avec les lunes de Jupiter (il y en a tout de même une cinquantaine donc mieux vaut bien connaître la mythologie pour trouver des noms à tout le monde…). On y compte donc Io, Europe, Ganymède et Callisto qui furent toutes des maîtresses de Zeus (alias Jupiter).

Et on pourrait faire la même chose avec Mars, Saturne et Uranus mais ce serait long et fastidieux donc je vous laisse aller voir la liste complète .

Pluton, la presque planète de la mort

Pluton, elle, n’est découverte qu’en 1930. C’est un vieux monsieur qui la trouve, Clyde Tombaugh, mais c’est une petite fille de 11 ans, Venetia Burney, qui lui donne son nom : Pluton, le dieu des enfers, pour cet astre froid, sombre et lointain.

Une planète qui en fait n’en est pas une… Dégradée de son titre en 2006, elle est désormais qualifiée de planète naine, et même de plutoïde (terme qui regroupe les astres en orbite autour du Soleil mais qui se situent plus loin que Neptune).

Pour les satellites de Pluton, on puisa de nouveau dans la mythologie gréco-romaine : en 1978, son premier satellite découvert devient Charon, du nom du vieillard chargé de conduire sur sa barque les âmes des morts à travers les marais de l’Achéron. Charon est le fils de Nix, nom donné au troisième satellite de Pluton découvert en 2005 avec un autre satellite, Hydra (je ne vous apprendrai rien en rappelant que l’hydre est le monstre à neuf têtes que tua Hercules), tous deux détectés par le télescope spatial Hubble.

Charon, Nix et Hydra… On reste bien dans le domaine de Pluton, dieu des enfers. Et les noms proposés pour P4 et P5 aussi. Entre Achéron (marais des morts traversé par Charon), Styx (fleuve des morts, dans lequel Achille fût plongé presque en entier) ou Perséphone (reine des morts, épouse d’Hardés) – et il y a en a une douzaine comme ça ! – pas de doute, les lunes de Pluton auront forcément un nom … d’enfer.

L'hydre vaincu par Hercules
L’hydre vaincu par Hercules