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L’actu de la semaine (1er mars 2013)

Cette semaine, dans l’actualité nous trouvons de la télépathie entre rats, une mission vers Mars, un micro-continent planqué et des foetus déjà intelligents… mais pas de dauphins, désolée.

Espace.

Mission to Mars. Commençons par le dingo Dennis Tito qui recrute des volontaires pour partir en goguette sur Mars. Le multimillionnaire américain fut le premier touriste de l’espace. Il souhaite désormais organiser une expédition vers Mars (pas avant 2018 tout de même) et recherche donc un couple qui serait prêt à faire le voyage vers la planète rouge et faire coucou à Curiosity. De préférence un vieux couple (qui n’est plus en âge de procréer) et qui s’entend bien : le voyage dure plus de 500 jours (soit plus d’un an) donc mieux vaut prendre ses précautions.

– Enfer. Nous en parlions la semaine dernière : les internautes ont été mis à contribution pour déterminer le nom des satellites de Pluton. C’est chose faîte : Pluton est ainsi fier de vous présenter Cerbère et Vulcain, 30 km de diamètre et plusieurs millions de tonnes, les deux petits derniers de la tribu. Et si vous souhaitez savoir pourquoi avoir choisi ces noms si délicieux – Cerbère (chien à trois têtes, gardien de la porte des enfers) et Vulcain (dieu des volcans) – c’est l’occasion de lire l’article du Globserver « Donnez un nom aux lunes de Pluton » !

espaceEt la lumière fut. La nature a horreur du vide. La preuve, c’est que le vide intersidéral (injustement nommé vide) est justement rempli de particules et d‘anti-particules. Ce bouillon de culture de matière et d’anti-matière s’annule d’où l’impression de vide… La physique quantique parle ainsi « d‘énergie du vide » : l’infinité de particules invisibles présentes ont une durée de vie très courte mais elles sont bien là. D’ailleurs, un physicien français, pour le prouver, souhaite faire « bouillir du vide » pour recréer un genre de Big Bang. Amen.

Planète.

Atlantide. La Terre compte un continent de plus. Ou plutôt un micro-continent préhistorique, découvert sous l’île Maurice et la Réunion et dont les fragments s’étendent sur une vaste zone de l’océan Indien, jusqu’aux Seychelles. Baptisé Mauritia, il s’est détaché il y a 60 millions d’années de l’actuelle Madagascar et a été recouvert depuis lors par d’énormes quantités de lave. On comprend maintenant pourquoi l’archipel des Seychelles est posé sur un socle de roches continentales (une anomalie géologique au beau milieu de l’océan Indien qui a donné du fil à retordre aux scientifiques)…. En revanche, désolée mais pour l’Atlantide, c’est râpé : il y a 60 millions d’années, nous n’existions qu’à l’état de rats ou de dinosaures en décomposition.

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– Rat-télépathes. Voilà une expérience qui pourrait être un peu gore si elle n’était pas si incroyable. Deux rats séparés par un continent mais reliés directement par des électrodes implantées dans leur cerveau ont pu communiquer et collaborer pour accomplir une tâche simple. A l’aide de ce seul lien électronique, le premier rat (au Brésil), a envoyé des signaux cérébraux pour guider son congénère (aux Etats-Unis), afin d’actionner un petit levier. Si  on prend un peu de recul, cela signifie que les scientifiques ont tout bonnement réussi à créer un super cerveau : il serait donc possible en théorie d’associer plusieurs cerveaux d’animaux pour créer un ordinateur « biologique » d’un nouveau genre.

Baleines. Malgré les interdictions de chasse à la baleine dans le sanctuaire de l’océan austral, les japonais, sous couvert de mission scientifique, continuent le massacre. Forcément, ça ne plaît pas à l’ONG Sea Shepherd (on les comprend), et ça fait du grabuge. Un accrochage impressionnant a eu lieu il y a quelques jours entre l’organisation de défense de l’environnement et les pêcheurs nippons. A lire et à voir dans le Globserver.

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Catastrophe. Aux Etats-Unis, le site nucléaire de Hanford fuit et tout le monde s’en tamponne le coquillard.  Situé dans l’état de Washington, c’est l’un des sites nucléaires les plus anciens des Etats-Unis. La centrale a été fermée en 1987 mais depuis elle sert d’entrepôt : deux tiers des déchets nucléaires du pays atterrissent là. Six réservoirs souterrains contenant des matières hautement radioactives font actuellement l’objet de fuites et la centrale se situe juste à côté du fleuve Colombia… Vraiment étonnant que personne n’en parle…

Fukushima. On reste dans le nucléaire avec les conséquences de Fukushima. Deux ans après, des morceaux de digues, ports et bateaux arrachés au Japon lors du tsunami sont retrouvés sur les côtes américaines. Les déchets ont traversé le Pacifique, servant de radeau à des espèces japonaises de coquillages, algues, crabes, mollusques et autres bestioles marines. Sauf que voilà, en arrivant outre-Pacifique, ces petites bébêtes créent des dégâts. C’est ce que les scientifiques appellent « dispersion biologique par radeau ». 

J’en profite également pour vous informer que l’Organisation mondiale de la santé a calculé les risques de tumeurs et de leucémies pour les populations qui vivaient autour de la centrale japonaise. Et la conclusion, c’est qu’il y a un risque de hausse des cancers. Sans blague. 70%  de cancers de la thyroïde supplémentaires chez les filles, 56% chez les garçons…

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Hommes.

Dodo. Le sommeil est essentiel. La preuve c’est que dormir moins de 6h par nuit perturbe les gènes responsables de la défense immunitaire. Conséquences : l’augmentation des risques de maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité, stress et dépression. Les gens qui dorment moins de 5h par nuit ont 15% de risques en plus de développer ces pathologies. Une conclusion : tous au lit !

Chromosomes. Les chercheurs ont découvert l’existence d’anomalies génétiques communes à plusieurs maladies mentales. Ils ont ainsi étudié le patrimoine génétique de plus de 30 000 patients atteints de troubles autistiques, de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), de troubles bipolaires, de dépression majeures et de schizophrénie. Ces troubles avaient en commun des défauts sur les chromosomes 2 et 10 ainsi que sur deux gènes participant à la régulation du calcium dans les cellules du cerveau.

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Bébé. Encore dans le ventre de leur maman, les foetus disposent, dès l’âge de 6 mois, des régions cérébrales spécialisées dédiées au langage. Ainsi, trois mois avant de sortir à l’air libre, ils sont déjà capables de distinguer les voix et de différencier les syllabes. La parole serait donc innée ?

Accrochage entre Sea Shepherd et un baleinier japonais

Certains les disent extrémistes, d’autres utopistes… Dans tous les cas, les bergers de l’ONG Sea Shepherd sont déterminés. Pour empêcher un cargo japonais de mener sa chasse à la baleine, ils n’ont pas hésité à s’interposer plusieurs fois lors du ravitaillement du baleinier…

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Le navire de Sea Shepherd pris entre un navire japonais et son ravitailleur. Capture vidéo Sea Shepherd.

Chasse, chasse, chassera… 

La scène a eu lieu hier, 25 février 2013, dans le Sanctuaire baleinier antarctique. Cette zone protégée, grande de 50 millions de km2, est le garde-manger de 80% des grandes baleines de la planète. La pêche y est évidemment interdite, comme c’est le cas (presque) partout depuis le moratoire de 1986, établi par la commission baleinière internationale, qui interdit l’exploitation commerciale des baleines (sauf au large des côtes islandaises et norvégiennes).

Evidemment, les Japonais, qui ne manquent jamais une occasion de démonter toute initiative visant à protéger les baleines, ont trouvé la parade. Sous couvert de « licence de chasse scientifique » (il faudra qu’on m’explique ce qu’est une chasse scientifique), délivrée par l’agence japonaise des pêcheries, les baleiniers nippons s’en donnent à coeur joie pour massacrer chaque année, dans une zone protégée, une centaine de cétacés qui finissent – je vous le donne en mille – sur les étals des poissonniers.

C’en était trop pour Sea Shepherd, cette organisation de protection de la nature souvent dénoncée pour ces méthode hardcore et dont le fondateur, l’éco-activiste le plus connu de la planète et des océans, j’ai nommé le capitaine Paul Watson, est recherché activement par Interpol

La lutte finale 

Chaque année, il y a du grabuge entre les baleiniers japonais et les marins de Sea Shepherd. Mais cette fois-ci on peut dire que l’ONG a mis les bouchées double pour empêcher les pêcheurs d’accomplir leurs basses besognes. Pour sa 9e expédition sur site, Sea Shepherd a déployé quatre navires, un hélicoptère, trois drones et une centaine de militants. Rien que ça ! Autant dire que tout cela ne plaît pas trop au bateau usine Nisshin Maruni aux trois autres baleiniers nippons plus petits qui sont également du voyage.

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Le navire de Sea Shepherd pris entre un navire japonais et son ravitailleur. Capture vidéo Sea Shepherd.

Cela fait déjà quelques semaines que la bataille s’intensifie dans l’océan Austral. Selon l’ONG, tout a commencé lorsque le bateau de ravitaillement, le Sun Laurel, rempli à ras bord de fioul lourd à destination du baleinier japonais, s’est aventuré dans la zone du Traité de l’Antarctique (zone protégée où il est illégal de se promener avec ce type de cargaison).

Si l’on en croit les vidéos postées par Sea Sherpherd, l’ONG aurait ainsi décidé à de multiples reprises d’empêcher le ravitaillement du cargo japonais. Et à force de se faire « titiller », les japonais ont fini par s’échauffer. D’où un carambolage entre le navire nippon et le Bob Barker, fleuron de la flotte Sea Shepherd.

Le navire de Sea Shepherd s’intercale entre un baleinier et son ravitailleur – Vidéo Dailymotion.

Sur le site de l’ONG, Paul Watson raconte sa version des faits.

« C’est aussi la première fois que nous nous sommes fait éperonner par le Nisshin Maru, et, pour couronner le tout, que le navire-usine japonais a éperonné à quatre reprises son propre bateau ravitailleur, le Sun Laurel, et qu’il l’a endommagé. Je suis sûr que les Japonais vont justifier l’éperonnage de quatre bateaux en haute mer en disant que c’était un accident. Après tout, il semble que rien de ce qui arrive dans le Sanctuaire baleinier ne soit jamais leur faute…

Le Nisshin Maru a forcé le passage dans  l’espace laissé entre le Sun Laurel et le Bob Barker, et a éperonné le flanc tribord du bateau de Sea Shepherd, tout en continuant à érafler le flanc bâbord du Sun Laurel. Le Nisshin Maru est passé sur le Bob Barker comme un tank écrasant une voiture après avoir éperonné son propre ravitailleur. C’est la conduite la plus irresponsable que j’ai jamais vu en mer. « 

Vue d’hélicoptère du navire de Sea Shepherd, pris entre un baleinier et son ravitailleur – Vidéo Dailymotion.

De leur côté, les Japonais affirment que c’est le bateau de Sea Shepherd qui les a délibérément heurtés.

« This time, SS (Sea Shepherd) is sabotaging refuelling operation, which is essential for the safe navigation of ships, and the sabotage is not only malicious but inconceivably obstructive actions » a déclaré l’institut de recherche japonais sur les cétacés.

Pas la der des der 

Evidemment, chacun a son grain de sel à défendre donc difficile de dire pour l’instant ce qu’il s’est vraiment passé… Malgré tout, c’est bien le Bob Barker de Sea Shepherd qui s’est retrouvé avec tous ses mâts et son radar détruits, plusieurs voies d’eau et une coupure d’électricité, sans parler de la plateforme hélico H.S…

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit entre baleiniers japonais et membres de Sea Shepherd. En 2010, le baleinier Shonan Maru N°2 avait délibérément éperonné le trimaran néo-zélandais Ady Gil, qui a fini par sombrer quelques heures plus tard. A cette époque, là encore, les autorités japonaises de recherche scientifique et les activistes de  Sea Shepherd se rejettent alors mutuellement la responsabilité de la collision.

Actuellement, un navire militaire japonais a été envoyé pour porter main forte à leur baleinier, qui lui, a provisoirement interrompu la chasse. Autant dire que l’affaire est loin d’être terminée.