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Jupiter a rendez-vous avec la Lune !

Il arrive que des scientifiques se découvrent une âme d’artiste ou de poète en regardant le ciel…

Ainsi, l’ancien directeur artistique de la NASA, Ron Miller, a-t-il eu l’idée de métamorphoser quelque chose que nous voyons tous les jours – la lune dans le ciel nocturne – avec d’autres planètes.

A partir d’une photo de la lune prise depuis la vallée de la Mort, en Californie, il a mis à l’échelle les sept autres planètes qui composent notre système solaire à la place de la lune.

Voici donc à quoi ressemblerait notre ciel si ces planètes se trouvaient à 380.000 kilomètres de la Terre…

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Pour info, voici de quoi remettre un peu la Terre à sa place :

Jupiter est la plus grosse planète du système solaire. Avec un diamètre de 142 800 km, elle mesure 11 fois la taille de la Terre. La grosse tâche rouge qui caractérise cette géante gazeuse est une énorme tempête, qui elle, fait deux fois la taille de notre planète… Autant dire que si Jupiter était à la place de la Lune, c’est plutôt la Terre qui en serait le satellite, et non l’inverse.

Saturne arrive en deuxième position des planètes les plus grosses du système solaire. Elle mesure 9,5 fois la taille de la Terre. Si Saturne prenait la place de notre Lune, nous aurions à peu près la même vue que depuis Dioné, l’un des satellites actuels de Saturne situé à 377 000 km de celle-ci.

Uranus et Neptune, arrivent en 3e et 4e position dans l’ordre de grandeur. La Terre vient à la 5e place. Puis on trouve Vénus.  Cette planète, contrairement aux précédentes, est tellurique : elle bénéficie d’un plancher où il est possible de marcher… Mais pour cela il faudrait affronter une température de 465°! Et si cela vous étonne de voir cette dernière représentée de couleur jaune, il n’y a pas d’erreur ! Son atmosphère est composée de 96,5 % de dioxyde de carbone et 3,5 % d’azote, de souffre et divers gaz. D’où sa couleur jaune… Délicieux n’est ce pas!

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Donnez un nom aux lunes de Pluton !

Que diriez-vous si on vous offrait la possibilité de donner un nom à un astre ? Depuis quelques jours, cette tâche n’est plus réservée qu’aux astronomes ! L‘institut Seti propose en effet de confier aux internautes la (difficile) mission de nommer deux satellites de Pluton. Attention, c’est une occasion qui ne se présentera sans doute pas une deuxième fois…

Les petits P4 et P5 sont attendus par leurs parents

lunes de pluton

P4 et P5, c’est ainsi qu’ils se nomment. Ils mesurent entre 25 et 35 km de diamètre et tournent autour de Pluton, la plus lointaine « planète » du système solaire. Découverts en 2011 et 2012, ces gros cailloux adopteront d’ici peu les dénominations attribuées par les internautes. Au choix, une quinzaine de noms issus de la mythologie des enfers (et vous allez découvrir pourquoi) : Orphée, Eurydice, Cerbère... A vous de choisir parmi la liste disponible sur le site Pluto Rocks. Et vous n’avez que jusqu’au 25 février pour y participer.

Pourquoi des prénoms mythologiques ?

Cette habitude ne date pas d’hier. Nos ancêtres les romains (et les grecs aussi), en levant les yeux au ciel, ont voulu rendre hommage à leurs dieux. Ils ont donc leurs nom  à ces astres brillants qu’ils pouvaient admirer depuis la Terre. On trouve ainsi :

Mercure, en référence au dieu messager de Jupiter, ainsi nommée à cause de sa rapidité de déplacement (elle met à peine 88 jours pour faire le tour du soleil).

Venus, la déesse de la beauté, car on estimait qu’elle était la plus belle planète du système solaire.

Mars, en référence au dieu de la guerre, à cause de sa couleur rouge.

Jupiter, le dieu des dieux, parce que c’est la plus grosse planète du système solaire

Saturne, le papa de Jupiter, parce qu’elle arrive juste derrière Jupiter dans l’ordre des planètes…

Systeme_solaire
Le système solaire

Les autres planètes ont été découvertes bien après, grâce aux instruments d’optiques. Uranus apparait ainsi en 1781 dans le télescope de William Herschel, astronome germano-britannique, qui souhaite lui donner comme premier nom … Herschel (bonjour l’ego), puis Georges (en hommage à son bien-aimé roi Georges III). Afin de perpétuer la lignée initiée par les romains, les scientifiques se mettent d’accord pour continuer à nommer les planètes du nom des dieux romains. La planète Herschel devient donc Uranus, du nom du père de Saturne.

Neptune_Full
Neptune

En 1846, l’histoire se répète avec la découverte de Neptune par l’astronome normand Urbain Le Verrier. Celui-ci n’est pas vraiment d’accord pour laisser passer son heure de gloire (et il avait raison, qui le connaît aujourd’hui?). Dans un premier temps il refuse donc de donner un nom mythologique à sa planète et essaye de la faire nommer (sans succès) « Le Verrier ». Un scientifique anglais propose, lui, le nom d’Océan (fils d’Uranus). Finalement, résigné, Le Verrier opte pour Neptune. Proposition adoptée par l’ensemble de la communauté internationale et qui colle à merveille à cette nouvelle planète d’une jolie couleur bleue.

La planète détermine le nom de ses lunes

L’habitude de nommer les astres avec des noms issus de la mythologie a continué avec les satellites de chacune des planètes. Mais les astronomes ont bien fait les choses en choisissant des personnages liées à chaque planète. Par exemple, les lunes de Neptune ont toutes un lien avec la mer : Triton, Néréïde, Naiäde, Thalassa, Despina, Galatée, Larissa et Protée.

Idem avec les lunes de Jupiter (il y en a tout de même une cinquantaine donc mieux vaut bien connaître la mythologie pour trouver des noms à tout le monde…). On y compte donc Io, Europe, Ganymède et Callisto qui furent toutes des maîtresses de Zeus (alias Jupiter).

Et on pourrait faire la même chose avec Mars, Saturne et Uranus mais ce serait long et fastidieux donc je vous laisse aller voir la liste complète .

Pluton, la presque planète de la mort

Pluton, elle, n’est découverte qu’en 1930. C’est un vieux monsieur qui la trouve, Clyde Tombaugh, mais c’est une petite fille de 11 ans, Venetia Burney, qui lui donne son nom : Pluton, le dieu des enfers, pour cet astre froid, sombre et lointain.

Une planète qui en fait n’en est pas une… Dégradée de son titre en 2006, elle est désormais qualifiée de planète naine, et même de plutoïde (terme qui regroupe les astres en orbite autour du Soleil mais qui se situent plus loin que Neptune).

Pour les satellites de Pluton, on puisa de nouveau dans la mythologie gréco-romaine : en 1978, son premier satellite découvert devient Charon, du nom du vieillard chargé de conduire sur sa barque les âmes des morts à travers les marais de l’Achéron. Charon est le fils de Nix, nom donné au troisième satellite de Pluton découvert en 2005 avec un autre satellite, Hydra (je ne vous apprendrai rien en rappelant que l’hydre est le monstre à neuf têtes que tua Hercules), tous deux détectés par le télescope spatial Hubble.

Charon, Nix et Hydra… On reste bien dans le domaine de Pluton, dieu des enfers. Et les noms proposés pour P4 et P5 aussi. Entre Achéron (marais des morts traversé par Charon), Styx (fleuve des morts, dans lequel Achille fût plongé presque en entier) ou Perséphone (reine des morts, épouse d’Hardés) – et il y a en a une douzaine comme ça ! – pas de doute, les lunes de Pluton auront forcément un nom … d’enfer.

L'hydre vaincu par Hercules
L’hydre vaincu par Hercules